L’or, le mal malgache !

D’après les déclarations, nous avons peu, ou presque pas de réserve en or dans notre Banque Centrale. C’est honteux pour Madagascar, un pays aurifère par excellence dans le monde, mais qui ne bénéficie même pas de ses ressources. L’Ariary se déprécie de jour en jour, et il en faudrait des milliers pour avoir un dollar.

Ici c’est Tana, « Alefa Naina ! »

Après la cérémonie de passation à la Mairie de Tana qui s’est déroulée ce matin, les citoyens de la Capitale n’attendent plus que les débuts de la reconstruction. Oui, c’est vraiment la Reconstruction ! Après les maires qui se sont succédés et que, tout compte fait, n’ont rien fait de concret, Naina sera le bon choix avec ses nouvelles idées. Laissons la politique de côté, bien que tout le monde sait qu’il est de mèche avec le pouvoir en place,  ça arrangera la situation, étant donné qu’auparavant, il existait toujours des frictions entre les maires et l’Etat.

« CERVEAUX » à recruter : Des décisionnaires ou futurs boucs émissaires ?

Si l’initiative de lancer un appel à candidature pour des postes de hauts responsables de l’Etat est une bonne chose, elle  suscite toutefois beaucoup de questions. En effet, cette « offre d’emplois » peut s’interpréter de deux manières même si l’objectif de cet appel à candidature a été explicité préalablement, à savoir : « établir la base de données des experts malgaches afin d’améliorer les performances des dirigeants pour un résultat rapide palpable ».

Reboisement : une spécialité

La politique de reboisement à effectuer dans le pays est nécessaire.  Mais pour avoir de bons résultats, vaut mieux que des spécialistes en la matière s’y mettent car eux-seuls connaissent le BA-BA pour arriver à planter un arbre. Beaucoup de plants ont été mis en terre par des non connaisseurs en matière de reboisement mais les résultats ne sont pas atteints. La plupart du temps, les plants meurent en parcours car il n’y a pas de suivi.

La place d’honneur aux enseignants

Il ne faut pas négliger l’honneur des enseignants car l’avenir du pays dépend beaucoup d’eux à travers l’éducation qu’ils inculquent aux élèves. Ce n’est pas pour rien si le Président Tsiranana, dès le début de notre indépendance, a mis en priorité la place importante des enseignants parmi les fonctionnaires.

Au pays du « Mora-mora »

Après Trano Mora, est venu le vary mora, puis le tsena-mora et maintenant on nous annonce la mise en place du Dokany mora sur toute l’île. Selon la communication du Gouvernement, c’est une solution visant à faciliter la vie des agriculteurs malgaches. Au pays, il y en a pour tous les goûts et cette recrudescence de structure « mora » ressemble vivement à une blague de mauvais-goûts. Car faut-il rappeler le flop qu’a suivi le programme « Trano mora ». Les jeunes n’en ont pas fini de blaguer avec « mora simba » selon certains, « mora adino » pour la majorité des Malgaches. Et les « vary mora » comme il a fallu s’y attendre « mora lany ».

L’insécurité, un fléau !

En ce moment, il n’y a pas un jour où il n’y a pas des crimes, des agressions, des viols, des kidnappings ou des violences de tous genres (Malaso) à Madagascar. C’est à se demander si la Sécurité publique, censée d’assurer la protection des personnes et des biens, prêter assistance, veiller à la tranquillité et au maintien de l’ordre public, existe et travaille dans ce sens. La population n’est plus tranquille et vit dans la peur.

LA TENTATION ETAIT TROP FORTE

Si à Madagascar, la vie reprend son cours normal, il n’en reste pas moins que la spectaculaire et rocambolesque évasion de Carlos Goshn, leader déchu de Nissan Motor Co. Et Renault SA, du Japon où il est accusé d’abus de confiance aggravé et de fraude dans ses fonctions de PDG de l’alliance Renault Nissan, figure parmi les actualités bien suivies par les observateurs nationaux.

Bien mal acquis ! Danger !

Nous les Malgaches, nous avons la célébrité d’avoir un caractère propre à nous comme « Tia kely » et autres expressions que l’on retrouve dans les Hainteny et Ohabolana et qui démontrent une mauvaise foi. C’est une question de morale ou de civisme qui immobilise le développement. Oui, dans plusieurs cas, ces mauvais comportements se manifestent, soit dans l’administration ou soit dans la vie quotidienne.