Les réseaux routiers sont particulièrement très vulnérables aux inondations et aux phénomènes géologiques y afférents. En outre, certains réseaux de transport sont précaires et ont été construits sans tenir compte des risques liés aux catastrophes naturelles, sans oublier que la plupart des infrastructures routières sont fragilisées par le manque d’entretien périodique ou post-catastrophe. Selon les explications fournies par le Secrétaire général du ministère de l’Aménagement du territoire et des travaux publics, lors de l’ouverture de l’atelier de validation des Normes pour des infrastructures routières résistantes aux inondations et aux phénomènes géologiques (NIRIPG) à Madagascar, ce jour à Anosy, le secteur infrastructures routières engendre une perte annuelle importante de 17,8 milliards d’ariary à cause des inondations sur les 100 millions de dollars des pertes associées aux autres risques naturels comme les cyclones.
Pour pallier à ce problème, en vue d’assurer la durabilité des réseaux routiers, un dossier a été élaboré portant sur les normes de construction des routes NIRIPG dans le cadre de la mise en œuvre du Programme pilote pour la résilience climatique (PPRC). L’objectif est d’assurer la durée de vie, d’accroître la résilience et la sûreté des infrastructures routières contre les dégâts liés aux inondations et aux phénomènes géologiques, et de sécuriser les investissements réalisés dans ce secteur. Pour la Cellule de prévention et gestion des urgences (CPGU), le Secrétaire exécutif, le général Mamy Razakanaivo a souligné que des normes doivent être respectées par les techniciens dès la conception du projet en passant par la construction des infrastructures routières, les études hydrologiques et environnementales jusqu’à l’entretien qui devra se faire tous les ans. Par ailleurs, les risques d’inondations et de glissement du terrain sur le site doivent également être pris en considération lors de la réalisation. Notons qu’un plan de suivi et de mise en œuvre fait partie intégrante de NIRIPG afin d’assurer son application.
Après la validation, le dossier final sera soumis au conseil du Gouvernement et des Ministres pour une approbation de sa mise en application effective.


