C’est une société d’État qui devrait disparaitre depuis le règne de Ratsiraka. Vache à lait institutionnelle, la JIRAMA existe encore jusqu’à maintenant, faisant les actualités quotidiennes. La presse n’est jamais à court d’idées et en parle tous les jours. JIRAMA, la star des journaux, TV et radios.
En faillite depuis très très longtemps pour mauvaise gouvernance, les dirigeants, appuyés par la Banque mondiale et le FMI ont essayé de la ranimer, mais la maladie est grave, très profonde et la vie de cette société ne tient qu’à un fil. Les sociétés privées qui pensent la remettre en vie ne font qu’aggraver le mal, et on reste à ce stade. Il y avait un moment où le CA a été dirigé par Crésus, richissime homme d’affaires, emprisonné à Melrose-Mauritius. Vous connaissez la suite.
En ce moment, c’est la mobilisation générale pour sauver la société, qui demeure encore la vache à lait, mais d’une autre tactique. On fait appel à des Russes, on crée des projets, on fait tout pour des groupes électrogènes, on fait marcher le solaire… Bref, rien ne marche.
La population continue de faire la queue aux caisses, tarifs exorbitants, frais de remise après coupure car retard de paiement des factures… On croit encore à la JIRAMA. Or, pas d’eau, pas de vie, pas de lumière ou délestage. Ça clignote… Les appareils ménagers sont bousillés par la montée excessive du voltage. Remboursement ? Faut pas rêver.
Voilà, la JIRAMA continue d’être à la UNE des journaux, depuis 1986. Et il y a toujours quelque chose à dire, quelque chose à espérer. Mais c’est pour perdre du temps. Président Colonel, SVP, optez pour une autre alternative. Fanavoazana !


