Depuis les consignes de confinement le 21 mars dernier à ce jour, les parents font le casse-tête pour trouver de quoi grignoter durant les heures du goûter tous les matins et les après-midis pour les enfants et même les adultes. Les maniocs, les maïs et les patates douces abondent les marchés actuellement à des prix abordables et constituent les produits les plus prisés par les consommateurs en cette période de confinement. Le « kapoaka » du maïs se vend entre 700 et 1.000 ariary, les maniocs de 500 à 800 ariary le kilo, les patates douces s’achètent à 500 ariary le tas ou à 1.000 ariary le kilo. Même si parfois les marchands, dont la plupart sont des paysans producteurs directs venant des périphéries de la capitale, profitent de la conjoncture actuelle pour augmenter les prix afin de subvenir leurs besoins quotidiens.
Pour une mère de famille de trois enfants, « ces derniers ne font que demander leur goûter à toute heure étant donné qu’ils s’ennuient à la maison. Nous devons ainsi leur offrir des produits variés tous les jours, quelque fois nouveaux, pour qu’ils puissent apprécier ce que les parents ont préparé ». Mais en général, c’est le rôle des parents de trouver les solutions pour faire plaisir à leurs enfants même s’il s’avère très difficile de leur interdire de sortir de la maison ou jouer avec les amis à l’extérieur. Parmi les astuces les plus sollicitées en cette période de confinement figure également la création des goûters par le biais de l’apprentissage des enfants à préparer des crêpes salées et sucrées, les cookies, les cakes, les beignets salés ou sucrés dont le « mofo baolina », les pizzas et autres. En fait, c’est l’occasion d’apprendre aux enfants à cuisiner, d’une part, mais surtout de les divertir au lieu de ne faire que demander les goûters à toute heure.
Il est important de rappeler que les parents doivent aussi consacrer leur temps à encourager les enfants à relire les cahiers, à faire des exercices et révisions pour ceux en classe d’examen pour que leur intelligence soit toujours en éveil.


