La région Androy est en train de subir une terrible sècheresse vue l’absence de pluie qui a maintenant duré cinq mois depuis octobre 2019. Avec une chaleur insupportable pouvant atteindre au-delà de 34°C, les gens sont donc une nouvelle fois confrontés à la famine. Ce phénomène n’est malheureusement pas nouveau puisqu’il a existé depuis toujours, année après année dans cette région. Toutefois, il est un sujet négligé, pour ne pas dire oublié.
Les champs de maïs et de maniocs sont incultivables, certaines gens meurent à cause de la faim extrême, d’autres essayent de survivre en consommant quotidiennement des cactus car le marché est presque déserté.
« Nous attendons désespérément venir les vendeurs de riz de Fort Dauphin pour pouvoir manger. Chez nous, on ne vend que des restes de patates et de maniocs pourris, dont une seule racine est vendue à 500 Ar, sinon, nous nous nourrissons de cactus», se plaint un villageois de la région.
Dans son IEM renfermant 13 points, le président Andry Rajoelina annonce au deuxième point « l’énergie et l’eau pour tous » et au neuvième « l’autosuffisance alimentaire ». On peut alors en conclure que le projet présidentiel parle de toutes les régions du pays sans exception, incluant le sud (Androy). Toutefois, les détails qui sont et seront mis en œuvre dans cette région particulière pour faire face à la famine ou « kere » restent flous. Le gouverneur de la région sud, Soja Tsimandilatse Lahimaro a récemment proposé des solutions sur l’eau, tel que le transfert d’eau, étant donné que c’est le principal facteur de la sècheresse et donc la famine dans le sud. Mais la mise en œuvre dépendra entièrement du gouvernement. Apparemment, ce sujet semble n’avoir jamais été pris au sérieux par l’Etat.


