Même si aucun cas de coronavirus confirmé n’a a été déclaré à Madagascar depuis la propagation du virus au mois de janvier à ce jour, le pays est actuellement sur le qui-vive face à l’évolution mondiale de la propagation notamment dans la zone de l’océan Indien et des pays africains. Le Covid-19 frappe à notre porte si on ne parle que du premier cas récent avéré à Mayotte et des autres cas confirmés à La Réunion. La situation a fait couler beaucoup d’encre pour certains malgaches qui se soucient de la propagation du virus suite à la déclaration de pandémie et demandent la fermeture de nos frontières coûte que coûte comme celle prise dans d’autres pays européens frappés par le virus.
Une réunion de consultation d’urgence convoquée par le président de la République les vendredi et samedi derniers au palais d’Ambohitsorohitra, des médecins, experts et académiciens médicaux ainsi que des professeurs éminents malgaches, des ministères concernés et les partenaires techniques et financiers. A l’issue de cette réunion, le chef de l’Etat a recommandé cinq points importants parmi la priorité absolue du pays face à la pandémie du Covid-19 et surtout pour répondre au souci de la population.
La décision de suspendre les liaisons aériennes avec l’Europe notamment la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, et aussi avec les îles voisines comme Maurice, La Réunion et Mayotte fait partie de la décision prise pour une durée d’un mois, soit jusqu’au 14 avril prochain. Les dispositifs de sécurité concernent également les bateaux de croisière, la suspension des vols régionaux, et à partir du vendredi 20 mars, les vols de et vers l’aéroport d’Antananarivo sont suspendus jusqu’au samedi 18 avril prochain. Quant aux personnes ayant effectué une mission à l’extérieur, surtout dans les pays des zones à risque, elles ont également fait l’objet de convocation d’urgence de rejoindre le pays avant le jeudi 19 mars.
Lors de son intervention, le président Andry Rajoelina a rappelé que ces décisions ne seront pas mises à profit pour augmenter les prix des produits de premières nécessités (PPN) ou provoquer la pénurie des autres produits comme les carburants. Des contrôles seront procédés sur le marché local des PPN et l’approvisionnement en carburant. Au cas où des cas de Covid-19 seraient déclarés dans le pays, ils seront pris en charge entièrement par l’Etat. Pour le moment, 16 passagers sont en observation à l’hôpital Anosiala et 24 autres à Befelatanana , 4 personnes à domicile, d’après la situation établie par le ministère de la Santé publique le vendredi 13 mars dernier.



