CHANGEMENT CLIMATIQUE DANS L’OCEAN INDIEN : Vers l’assèchement et l’augmentation des températures

Les prévisions des conditions météorologiques à la fin du 21è siècle ont été sorties lors de l’évaluation des impacts du changement climatique dans le Sud-Ouest de l’océan Indien du lundi dernier, dans le cadre de la mise en œuvre du projet Brio (Building Resilience in the Indian Ocean). Parmi les points importants évoqués figurent l’assèchement global du Sud-Ouest de l’océan Indien avec une saison des pluies plus courte et moins arrosée et l’augmentation des températures de 3°C à 5°C par rapport aux normales annuelles (1981-2010) sur le bassin, avec un réchauffement plus conséquent sur le continent africain et Madagascar, dans le scénario pessimiste, contre 1°C à 2°C dans le scénario optimiste.

« Il s’agit d’un projet qui permettra d’affiner le diagnostic sur l’évolution du climat des îles de l’océan Indien, ayant pour objectifs d’établir un diagnostic lié au changement climatique, de créer le dynamisme régional sur le sujet et de donner le premier aperçu de ce que va apporter la prochaine génération des modèles de prévision climatique”, a indiqué Emmanuel Clopet, directeur régional de Météo-France Réunion. Pour le cas de Madagascar, en particulier, la diminution des pluies et le réchauffement des températures seront constatés sur les Hautes terres, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, soit de 1°C à 4°C avec une longue période de sécheresse. De plus, la technologie innovante utilisée par Brio permettra d’obtenir des données régionales affinées à partir des simulations globales qui alimenteront le 6ème rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) dont la publication du premier volet est prévue en 2021.

Notons que les quatre experts des services météorologiques nationaux des Comores, Maurice, Madagascar et Seychelles suivent, depuis avril 2019 jusqu’en mars de cette année, une formation à La Réunion en matière d’exploitation de simulations climatiques régionales et de descente d’échelle. Ils poursuivront le travail dans leur pays d’affectation jusqu’à fin 2020, souligne la Météo France. Les données climatiques constituées par ces quatre experts sur leur territoire respectif ont permis de corriger les biais du modèle dans les simulations climatiques régionales.

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