Les recettes fiscales au titre de l’exercice 2020 sont évaluées à 4 029 milliards d’Ariary selon la direction générale des impôts. De la même source, on apprend que 80% de cette somme qui va renflouer les caisses de l’Etat proviendront des grandes entreprises.
Ainsi, le fonctionnement de l’administration (notamment pour le paiement des salaires des fonctionnaires, entre autres) dépend en très grande partie de ces grandes entreprises. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que l’Etat se montre très bienveillant à l’égard de ces grandes entreprises. Les seules sources sur lesquelles il peut compter pour assurer le fonctionnement de l’administration.
Par le passé, on a déjà remarqué que la menace de grève des impôts brandi par le secteur privé (ou plus précisément des grandes entreprises) a toujours été efficace lors des différentes divergences dans la manière de mener les affaires de l’Etat quand il s’agit en particulier des affaires économiques.
Quoi qu’il en soit, cette situation ne fait que renforcer l’idée selon laquelle, ce sont toujours les mêmes qui paient les impôts à Madagascar. Et ceux-ci sont traits comme de véritables vaches à lait. Pourtant, cette situation pourrait être améliorée si l’administration fiscale arrivait à formaliser tous les acteurs économiques du pays.
Effectivement, le secteur informel représente encore une composante relativement importante des acteurs économiques que l’administration fiscale se doit de trouver les moyens à amener à payer les impôts. Ce secteur informel se trouve principalement dans le secteur tertiaire, un secteur hypertrophié par l’intervention de milliers d’informels.


