Cette semaine, les réseaux sociaux ainsi que quelques médias ont relaté la vie privée d’une personnalité publique dont les visées dénigrantes sont hallucinantes. Certes, les vérités ne sont pas tellement fondées étant donné que tout se repose sur des rumeurs de relations intimes et de jalousie. Mais toujours est-il que la société est ébranlée par ces faits dont les questions ne concernent pas le bien-être de la vie citoyenne ou de la collectivité. Mais c’est une question politique que l’opinion peut juger concernant la personnalité publique. Le droit au respect de la vie privée comme le droit à la liberté d’expression fait partie de la Convention des Droits de l’Homme.
Les diffamations ou les outrages à la vie privée d’une personne sont monnaies courantes à Madagascar et c’est une pratique « politique » dans l’objectif de nuire une personnalité. Les « Tsaho » et les « Tondro-molotra » sont des armes destructrices qui ont forgé la mentalité de la société malagasy depuis Andrianampoinimerina et qui subsistent toujours. La société vit de cette façon et, c’est vraiment dommage car les retombées sont quelquefois désastreuses et impactent le développement.
Les cas sont nombreux et nous n’allons pas les énumérer. C’est au Grand dirigeant et de son équipe d’analyser et de scruter les vérités pour qu’ils ne s’induisent pas en erreur. Les faux « ministres » nommés dernièrement en sont une des preuves. Mais, la vie privée est tout autre chose, que seul le tribunal peut en juger.
En parlant des « tondro-molotra », l’ancien ministre de la Communication, pote du Grand dirigeant et camarade de l’actuelle ministre de la Communication, le journaliste Rolly Mercia en est une victime. En un rien, il est emprisonné et n’a pas bénéficié de la grâce présidentielle. Malade et mourant, il attend sa mort au bagne d’Antanimora. C’est un plaisir pour le Grand dirigeant de le laisser détruire là-bas. S’il vous plaît ! Laissez-le sortir pour avoir les soins nécessaires pour guérir… Ah ! Ces ministres de la Communication !


