La série noire continue pour notre Barea nationale en éliminatoires de la Coupe du monde. Elle a encore essuyé une défaite, hier, en terre tanzanienne, sur un score de 3-2. Or, c’est une équipe qui était souvent à la portée des malgaches. Mais quand ça ne va plus, rien ne marche. C’est malheureux !
Le football est malade en ce moment et il est difficile de revenir sur les lauriers de la dernière CAN. Nous l’avons déjà annoncé (voir Editorial du 26 avril 2021) cette dérive du Barea post-péripéties et psychologiques des changements. Il faudrait beaucoup à faire pour retrouver les victoires. Un travail encore acharné de la part du nouveau coach.
Le problème est également difficile au niveau de la FMF. Leur président est en cavale et le Comité en place veut accaparer sa place, tout le monde est président. Seul le Grand dirigeant pourrait résoudre ce problème pour remettre de l’ordre, car il est d’ordre politique et un détournement de fonds public est mis en question au niveau de la Cnaps.
Cette mauvaise gouvernance est monnaie courante en ce moment, sans parler de la corruption. Et c’est dommage que le Sport roi à Madagascar, avec ses stades « manara-penitra » dans toutes les régions, est frappé par ces maux. Notre jeunesse est consciente de cette situation malhonnête qui va décourager pas mal de jeunes footballeurs. Donc, l’avenir est incertain pour cette discipline.
Pour le moment, les discours prennent la place d’honneur avec des promesses alléchantes en vue des élections. Le Sport n’a pas besoin de politique politicienne, mais une bonne éducation pour briller et pour gagner sur les stades internationaux, pour les Jeux olympiques par exemple ou les Jeux de l’Océan indien. Nos jeunes n’attendent qu’à les encourager pour prendre part à ces joutes. Pour le moment, nous ne cessons de le dire et de le répéter que le Sport est le reflet de la politique.


