Toamasina s’enflamme

Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre ont dû intervenir à Toamasina, car il y avait encore du débordement. Hier, le ratissage des rues et ruelles ont provoqué la colère de quelques récalcitrants qui ne voulaient pas suivre les instructions comme l’arrêt de la circulation à partir de 13 heures, et qui ont érigé des barrages en brûlant des pneus au milieu de la rue. Ce qui a failli dégénérer quand un jeune homme s’est trouvé sans connaissance et que la foule accusait les militaires de l’avoir tabassé, alors que ce sont les policiers qui ont évacué le blessé à l’hôpital.

Pourtant, il est constaté que le nombre de cas positifs du covid-19 ne cesse d’augmenter ces derniers jours, notamment dans la région Atsinanana. Raison pour laquelle les responsables ont décidé d’envoyer des renforts pour faire respecter les mesures, mais il se trouve qu’une partie de la population locale voit l’initiative d’un mauvais œil et considère le maintien de l’ordre comme de la répression.

Discrimination

Lors de la rencontre entre les sénateurs et le gouvernement, celui de Toamasina a affirmé que c’est la faim qui est la raison de cette indiscipline et la solution c’est l’aide alimentaire. Il a également déploré le fait qu’il y a de la discrimination envers les ressortissants de la région qui sont considérés comme responsables de la propagation du coronavirus et traités comme des pestiférés. La professeure Vololontiana Hanta a également rapporté les témoignages de quelques victimes de cette discrimination, comme le cas des « faux positifs », c’est-à-dire déclarés porteurs par erreur. Elle a tenu à préciser que ces personnes sont plutôt chanceuses car elles ont désormais l’assurance d’être saines, mais elles ont aussi déjà bénéficié de recommandations précieuses pendant l’attente du résultat final qui nécessite encore 2 tests obligatoires.

La doyenne de la faculté de médecine ne cesse de répéter les mêmes recommandations concernant les mesures barrières à chaque intervention quotidienne, alors arrêtons la discrimination, restons confinés chez nous et les vaches seront bien gardées !

Vous aimerez aussi