Le ticket à 600 Ariary. Quel ticket ? Nous n’avons jamais vu un seul ticket dans les bus urbains de la capitale, sauf, peut-être dans les bus class de la Mairie, inaccessibles au grand public. L’accès aux bus a augmenté, certes, mais les services ne changent pas. Les receveurs sont des fois arrogants, et les conducteurs ne respectent pas le code de la route. Les accidents sont mortels, et l’état de la voiture est toujours mis en cause. C’est fini le temps où les chauffeurs et les receveurs avaient leurs tenues spécifiques pour chaque ligne. Le bordel est payant.
Les tickets n’existent pas, et on ignore les recettes journalières. Seul, le receveur connaît les gains et le chauffeur, les dépenses en gas-oil. Les lignes de bus parlent de coopératives, mais c’est faux. C’est le président qui est le propriétaire de la ligne. UCTU ? Ce n’est pas une vraie coopérative, car les propriétaires des bus ne paient que le droit d’utiliser la ligne, mais ne gagnent aucun avantage, ni des frais de réparation, ni pour l’achat des pièces. Il faudrait réviser la définition d’une vraie coopérative.
En cours de route, le bus change d’itinéraire. Cela ne se fait jamais. Mais, c’est une pratique courante à Tana, surtout vers la fin de la journée. Les usagers sont fatigués de cette pratique. Ce qu’on veut aboutir, c’est d’avoir un service méritant. On augmente les prix, d’accord, mais respectez les passagers. Des fois, on passe devant les forces de l’ordre, un petit geste, et c’est reparti. C’est pratique courante.
Dans les années 60-70, les tickets de bus étaient obligatoires, et il y avait des contrôleurs. La discipline était suivie de toutes les lignes de bus. Les accidents étaient quasi-inexistants, car les conducteurs étaient des professionnels des sociétés de transport. Il n’y avait pas de receveur, car il y avait des distributeurs automatiques de tickets. Pourquoi on se bouscule encore pour avoir une place dans le bus ? Car il n’y a pas de discipline pour les horaires. C’est comme on veut… Le ticket à 600 Ariary !


