La grogne !

La grogne est partout après la hausse effective des carburants. C’est une réaction normale en attendant les mesures d’accompagnement. Mais quelles mesures ? Les uns réclament l’ajustement des prix des transports, et les autres font la grève. Pour le moment, les discussions sont partout, on parle de la vérité des prix, des comparaisons avec les pays riches, du pouvoir d’achat et de salaires. C’était prévisible (Voir notre Edito : « Et après ? ») au lendemain des fêtes de l’Indépendance du 26 juin dernier. En fait, c’était une préparation psychologique d’une crise imminente.

« Gouverner c’est prévoir ». Cette assertion n’était pas suivie au niveau du Grand dirigeant, qui a tenu tardivement les réunions, et a négligé beaucoup de paramètres pour sortir ses verdicts à la hâte. Et voilà les conséquences ; la grogne fuse de partout, allant du citoyen lambda, les marchands, les transporteurs, les élus et les dirigeants.

Le pays est en crise, depuis longtemps. Cette hausse du carburant a débordé la coupe. Si les promesses, (velirano) présidentielles ont été axées sur les vrais et réels projets de développement du pays, nous ne sommes pas à ce stade de grogne populaire. Rien que pour l’exemple des stades « manarapenitra » qui sont superflus et inopportuns pour que la population puisse jouer au football durant l’année ? Nous ne sommes pas contre le développement du sport, mais quand même, d’autres choses sont plus prioritaires. Nous avons toujours parlé de l’exploitation des gisements de pétrole, à Tsimiroro ou à Bemolanga. Des réserves importantes qui peuvent durer des décennies à venir. Pourquoi le Grand dirigeant se désintéresse de cette opportunité de nos richesses naturelles ? Pourquoi ne pas remettre en place la raffinerie de Toamasina ? Non ! Il vaut mieux collaborer avec les pétroliers français. C’est la France ! Et nous sommes encore entre ses mains. Tant pis !

La hausse du carburant a fait taire les trafics illicites d’or, de pierres précieuses, et de bois de rose. Et les malversations, entre autres, au sein de la Cnaps, d’Air Madagascar et de la Jirama. Avec tous ces problèmes, il serait difficile de s’en sortir par la grande porte. Réflexions…

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