Et après ?

Rideaux sur la fête du 26 juin 2022. Le premier constat concerne les dépenses sans compter dans tous les domaines. Trop ! Une journée et des milliards. Le Grand dirigeant a voulu mettre le paquet pour démontrer qu’il a les moyens et la force, et qu’il ne faut surtout pas le défier.

À Mahamasina, les riches dans les tribunes et les pauvres dans les gradins : « Vous avez vu qu’au moindre geste l’armée est là pour mater vos manifestations et prenez garde ». Il est vrai que les forces militaires ont pris une nouvelle allure, plus répressives que défensives. Les bruits de bottes s’intensifient davantage dans le pays et on s’inquiète pour une direction vers la dictature. Les matériels militaires sont désuets mais encore efficaces pour mater les grèves et autres manifs. Le budget de La Défense nationale demeure exorbitant, mais personne ne va nous attaquer. Il serait mieux d’avoir une armée productive que budgétivore pour rien.

Après les fêtes, ce sera la crise. Le mois de juillet s’annonce difficile, très difficile. La hausse des carburants est inévitable et tous les produits vont flamber. La fête a été une diversion pour annoncer les difficultés dans les familles. La pauvreté va s’intensifier sur tout le territoire. D’ailleurs, le budget familial a souffert depuis longtemps, mais la population résiste. Avec le froid, le covid est de retour. Danger ! Aucune précaution contre la maladie n’a été constatée hier au stade Barea. Inconscience? Bêtises ! L’exemple vient d’en haut. Les chiffres des contaminés seront en hausse, pas de doute.

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