La population souffre en ce moment de la flambée des prix des denrées alimentaires et l’Etat ferme les yeux, s’occupant de la malnutrition dans le Sud. C’est vrai que c’est une priorité d’assister notre Sud profond en détresse. Mais, « gouverner c’est prévoir » dit-on. La cherté de la vie quotidienne ne fait qu’empirer en ce moment.
Le prix du riz, principal plat de la population, ne fait que grimper. Il est à 2100 Ariary le kilo pour le riz de luxe et le Vary Gasy, et 1800 Ariary pour le stock tampon. Maintenant, on ne mange plus de la viande. Le bœuf est à 14 000 ariary, de même pour la viande de porc. Les poissons sont également inaccessibles pour le budget d’une famille moyenne. Il ne reste plus que les légumes comme la pomme de terre et les graines comme le maïs et les haricots. En tout cas, on ne mange plus à sa faim à Madagascar à moins de diminuer les bouches à nourrir. Avec un salaire moyen de 300 000 Ariary ou une pension trimestrielle de 200 000 Ariary, c’est la galère.
Tout compte fait, il n’y a pas que le Sud qui est mal nourri, mais toute la population entière. Triste réalité. Avec les inégalités sociales et les épidémies, COVID 19 entre autres, seuls les riches peuvent se permettre de goinfrer des aliments vitaminés et des médicaments. Le reste va mourir. C’est la lutte contre la pauvreté. D’ici quelques décennies, il ne reste plus que les riches à Madagascar. Attention, si jamais le Coronavirus est à Madagascar, c’est que l’Etat n’a rien fait pour les contrôles et vous serez les responsables !
La population n’a rien pour contrer ce virus qui se répand à travers le monde. Et elle n’a rien pour mettre sous les dents vu les prix des PPN, dont le riz et la viande de bœuf qui ne sont plus accessibles pour le budget. Changer de menu ? C’est possible mais pas souvent. Nous sommes trop attachés à notre plat national. Des mesures sont à prendre pour cette lutte contre la pauvreté. Les prix des PPN en premier !

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.

