Au pays des aveugles, le borgne est roi

Si les internautes malgaches se sont fait traités par les membres du gouvernement pour des « activistes de salon », les scientifiques malgaches quant à eux ont été qualifiés de masturbateurs intellectuels par le ministre de l’environnement Alexandre Georget. Nos dirigeants, peu enclins à écouter les critiques constructives des techniciens malgaches, ont décidé de n’en faire qu’à leur tête, aux dépens de l’avenir du pays.

Se rue-t-on vers la dictature ?

Pour le moment, il n’y a pas encore de statut concernant l’opposition au niveau de l’Assemblée nationale. Or, la session est close. La présence de cette institution politique dérange Tsimbazaza, par Ambohitsorohitra interposée. C’est à dire, que le dirigeant actuel ne veut pas d’opposition et veut gouverner seul. C’est ce qu’on appelle la dictature. C’est évident avec le passé historique de « coup d’Etat » et l’actuel reflet des élections avec les abstentionnistes. C’est une cicatrice d’indifférence de ne plus accepter la fausse démocratie qui prévaut en ce moment.

Éduquez vos pervers

On se souvient tous de la tragique publication faite par le ministère de l’Education nationale comme quoi la longueur de la jupe d’une fille pourrait inciter les désirs viscéraux des pervers et entraîner ainsi un viol. On se souvient de la réaction des femmes malgaches et qui a permis la naissance du mouvement « Ma jupe, mon droit ». Mais tout porte à croire que pour le ministère comme pour le mouvement, le message n’est pas bien passé.

Malagasy Hungry artist

« Le Comédien », œuvre de l’artiste Maurizio Cattelan a fait couler bien des encres. Lors d’une exposition qui s’est tenue à la galerie parisienne Perrotin, dans les allées de la foire de Miami l’artiste a scotché une banane sur un mur avec une bande adhésive. Et l’œuvre a été vendue à 120.000 dollars. L’œuvre a été sujet à controverse. Jusqu’au moment où David Datuna, un artiste de performance basé à New York, a posté une vidéo de lui sur Instagram en train de décoller l’œuvre d’art et de la manger samedi. Il a dit qu’il aimait l’installation, qui, selon lui, était «très délicieuse». Et depuis, David Datuna a lancé un mouvement. « The Hungry artist », « les artistes affamés ».

Rien ne profile à l’horizon

Comment allons-nous vivre 2020 ? Une question difficile à répondre dans la mesure où tout n’est encore que des discours et des palabres. « Nous allons faire ceci ou cela… » Et c’est tout. Les arrestations et les emprisonnements sont fréquents et seules les institutions responsables des décisions juridiques sont en place.

Attendons les cyclones !

Madagascar ne peut plus s’induire en erreur avec les cyclones étant donné que nous sommes équipés en matière d’informations sur leur passage. Mais pas tous… Dommage, car dans les régions côtières ou reculées, beaucoup ne savent pas les menaces qui peuvent venir par manque d’information. C’est pourquoi, il faut les assister de près pour faire face aux dépressions tropicales. C’est leur droit fondamental en cas de catastrophes naturelles. La population devrait être aidée face aux dégâts qui peuvent survenir et des institutions sont spécialisées dans ce domaine.

Anti-corruption : pas à l’école quand même

Nous ne sommes pas pour la corruption, loin s’en faut, et nous nous adhérons à la lutte contre ce fléau dans notre noble métier. Mais l’implanter dans le programme scolaire pour nos élèves est une aberration. Pourquoi inculquer déjà aux enfants la notion de corruption ? Alors que la Morale et le Civisme ne sont pas encore acquis à l’école. Apprenez d’abord les fondamentaux aux enfants pour qu’ils puissent comprendre la vie dans une société bien déterminée, sereine et propre. La corruption est un fléau qu’on rencontre après les études quand on parvient dans la vie professionnelle.

Une concertation Nationale ?

Une grande réunion nationale de 3 jours se tiendra à partir du 9 Novembre au CCI Ivato pour discuter l’avenir du « Nosy Malagasy » ou les petites Iles malgaches dans l’Océan Indien, suite à la réunion d’Andafiavaratra le 18 Novembre dernier. Les résolutions seront à discuter prochainement  à Paris entre les présidents Rajoelina et Macron, car ces îles sont, pour le moment, françaises.

TRANSPORTS URBAINS À TANA : Galère !

« Il n’y a jamais eu  pareils bouchons à Tana ! ». Cette remarque  d’un sexagénaire dans une ligne de transport urbain mérite réflexion. « Nous avons effectué le trajet  Tanjombato à Soanierana en deux heures et demie » a-t-il lancé. Donc, il fallait partir très tôt pour arriver à temps à un rendez-vous. La situation est identique dans tous  les quartiers d’Antananarivo où les usagers des transports urbains subissent les embouteillages monstres.