Rien ne profile à l’horizon

Comment allons-nous vivre 2020 ? Une question difficile à répondre dans la mesure où tout n’est encore que des discours et des palabres. « Nous allons faire ceci ou cela… » Et c’est tout. Les arrestations et les emprisonnements sont fréquents et seules les institutions responsables des décisions juridiques sont en place.

A l’Assemblée nationale, on décide sur les amendes et les peines à donner aux journalistes. Au Sénat, ils discutent de leur budget de fonctionnement. Ces deux institutions n’ont jamais parlé de développement des régions ou autres projets de lois sur de nouvelles infrastructures durables, sauf, Tana-Masoandro. Ils s’acharnent sur les anciennes sociétés minières. Pendant ce temps, des étrangers, notamment des asiatiques exploitent tranquillement les terrains aurifères dans tout le pays. Avant, c’était interdit et cela a même entraîné des mouvements de contestation (Soamahamanina). On réclame les Îles Malagasy dont les débats interminables seraient décidés en haut lieu entre chefs d’Etat.

Mais pour le moment, on laisse croupir la population dans la faim avec les ordures et les maladies. Holà ! Mesdames et Messieurs les Dirigeants, en cette Journée des Droits de l’Homme, nous avons droit à beaucoup de choses réelles et concrètes. L’article 25 stipule : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires… »

A notre connaissance, vous, les Dirigeants, vous avez pris la responsabilité de respecter ces droits devant la Nation entière. En êtes-vous conscients ? Et en ces jours de fêtes de fin d’année, rien ne profile à l’horizon.

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