SYSTÈME DE RETRAITE : Les Malgaches sont bien mal lotis

La France fait actuellement face à un grand mouvement de contestation sociale initiée par les retraités : Grève et manifestation hostiles à la réforme des retraites. Par contre, leurs homologues malgaches, bien que de loin, bien mal lotis qu’eux, croupissent dans leur condition de vie de plus en plus précaire.

Il existe une  idée préconçue selon laquelle lorsqu’on va prendre  sa retraite, on va commencer à vraiment bien vivre car on n’est plus soumis aux  vicissitudes de la vie active. Mais dans la réalité, c’est la paupérisation qui attend  les retraités au lieu de goûter au repos bien mérité après des dizaines d’années de bons et loyaux services.

La raison est que le système de retraire appliqué à Madagascar est totalement inadapté au coût de la vie dans le pays. Les retraités ne perçoivent plus qu’une part relativement faible comparé à leur salaire. Il est impératif de trouver  une meilleure solution pour assurer une pension décente aux retraités.

Encore faut-il noter que pour ceux du secteur privé, cette allocation n’est payée que tous les trois mois. Effectivement, il existe des régimes de retraite différents, selon que le retraité vienne du secteur privé ou bien qu’il soit fonctionnaire. L’idéal est de trouver un équilibre des régimes de retraite, unique pour tous en termes de montants et de mensualité de manière à maintenir le  pouvoir d’achat des retraités.

D’aucuns réfuteraient que la CNaPS (Caisse Nationale d’Allocation et de Prévoyance Sociale) – organisme chargé de gérer les cotisations à vocation sociale  versées par les travailleurs du secteur privé qui y sont affiliés- est riche, rien qu’à regarder, entre autres, le grand complexe sportif qu’elle a érigé à Vontovorona.

Et si un bon nombre de retraités se demandent encore où est dépensé cet argent, c’est parce que, à tort ou à raison, cet organisme a toujours été considéré comme étant  la vache à lait de l’Etat. Mais d’où vient cette richesse ? Elle provient surtout des cotisations versées par les employés affiliés issus du secteur privé. Pourtant, ces derniers ne peuvent pas jouir de ces investissements, de ces installations alors que tout compte fait, ils peuvent être considérés comme étant les actionnaires de cet organisme, au même titre que l’Etat, qui en est,  officiellement, le principal actionnaire.

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