Madagascar ne peut plus s’induire en erreur avec les cyclones étant donné que nous sommes équipés en matière d’informations sur leur passage. Mais pas tous… Dommage, car dans les régions côtières ou reculées, beaucoup ne savent pas les menaces qui peuvent venir par manque d’information. C’est pourquoi, il faut les assister de près pour faire face aux dépressions tropicales. C’est leur droit fondamental en cas de catastrophes naturelles. La population devrait être aidée face aux dégâts qui peuvent survenir et des institutions sont spécialisées dans ce domaine.
Souvent, les populations ne sont pas averties à temps à s’organiser et les dégâts sont importants. Bien sûr, on ne peut pas empêcher les inondations des rivières en crue, mais on peut diminuer les accidents comme la pêche en mer, et se préparer pour l’eau potable afin d’éviter les maladies ou déplacer les populations dans des lieux sécurisés. La plupart du temps, les gens ignorent le danger qui le menace.
La saison cyclonique est également une occasion pour les uns de s’enrichir aux dépens des autres. D’abord, des responsables mal intentionnés gonflent le nombre des sinistrés pour recevoir les dons et les aides. Un détournement s’organise et le tour est joué. Des fois, les sinistrés eux-mêmes vendent leurs dons en nature, des seaux, des cuvettes, des tôles à l’épicier du village pour avoir quelques sous. Pour eux, le passage d’une dépression tropicale est une occasion pour avoir un pécule et de vaquer aux travaux agricoles. Ils sont devenus des sinistrés professionnels.
Il faut reconnaître que les aides et les dons en cas de catastrophes naturelles viennent de l’étranger. Des millions de dollars y sont consacrés à chaque appel international. Là aussi, des détournements sont enregistrés à chaque niveau. A qui profitent les cyclones ? Laissons les venir et attendons-les. Nous verrons la suite…

Pour mieux vous servir, l’AMP travaillera dans le respect de tout un chacun, dans la réalité des actualités et de ce qui nous entoure. L’objectivité sera notre mot d’ordre.
