TRANSPORTS URBAINS À TANA : Galère !

« Il n’y a jamais eu  pareils bouchons à Tana ! ». Cette remarque  d’un sexagénaire dans une ligne de transport urbain mérite réflexion. « Nous avons effectué le trajet  Tanjombato à Soanierana en deux heures et demie » a-t-il lancé. Donc, il fallait partir très tôt pour arriver à temps à un rendez-vous. La situation est identique dans tous  les quartiers d’Antananarivo où les usagers des transports urbains subissent les embouteillages monstres. 

Quelques points méritent qu’on en parle. D’abord, on reconnait l’exiguïté des rues dans la capitale. Aucun Maire de la capitale n’a jamais pensé à agrandir ou à créer de nouvelles infrastructures. Ils se sont  contentés de quelques travaux d’entretien qui n’ont toujours pas donné satisfaction aux automobilistes. On attend les nouvelles rocades en construction autour de la capitale pour désengorger les rues de Tana. 

En attendant, tout le monde fait ce qu’il veut :  Les marchands ambulants profitent des trottoirs pour vendre leurs camelotes et ne donnent aucune espace aux piétons. Cette situation ralentit la circulation des voitures, des taxis, des bus et des camions. Certains chauffeurs de taxi  créent leur stationnement à leur guise. Et les bus s’arrêtent là où ils veulent pour embarquer ou faire descendre les passagers. Des réglementations sont à revoir… 

En ce qui concerne la conduite en ville, c’est devenue un sport  à part. Les motos, les voitures et les bus s’entrecroisent et se heurtent le long des rues. Tout le monde veut être  pilote de course. Le code de la route n’est plus respecté. La police ? Là où elle n’est pas présente, c’est le chaos total. 

Des réformes s’imposent. Le changement est peut-être pour  bientôt. Mais en attendant, faisons attention car la rue est mortelle  à tout moment. Et les bouchons ? Avec un peu de civisme et de compréhension, les automobilistes pourront bien mieux se comporter  au volant !

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