« Let it be ! » C’est à travers ce titre des Beatles que nous consacrons notre édito du jour, en hommage à Kelly Rajerison, qui vient de rejoindre John Lennon et les autres au firmament. Oui, notre Kelly s’est éteint, laissant le rock malagasy dans le deuil profond, étant un de ses adeptes les plus populaires durant des décennies. Kelly, c’est le groupe Pumpkins, dont nous avons vu la genèse, au Bahut des années 60, avec les spectacles des jeunes organisés par l’Unesco. Puis, le groupe s’est évolué très vite, avec des musiciens de talent, dont le bassiste Erick et le pianiste Ratiarison, tous des fans de jazz, et des créations originales signées Kelly Rajerison.
Discret, il ne parlait pas beaucoup, quand on le croisait, mais vous invitait à venir dans des lieux où il se produisait. Nous n’avons pas raté, et on appréciait son style basé sur le rock « british ». Une belle musique pour ceux ou celles qui embrassaient ses mélodies et ses paroles. Ses musiciens étaient également « au top » qu’on se croyait dans une salle bien sonorisée. En réalité, Kelly savait balancer à merveille les sons et c’était autre chose. Il avait appris cela après quelques mois de stage à l’étranger. En rentrant, il aidait également les autres artistes dans leurs productions dans l’objectif des améliorations musicales.
Nous n’avons plus revu Kelly ces dernières années. On a su qu’il était rongé par une maladie. Et son fils a annoncé, ce week-end, son décès. Nous nous joignons à cette perte douloureuse pour la famille et pour les amoureux de la musique, particulièrement ceux qui ont connu les Pumpkins et ceux qui ont estimé Kelly et sa musique. Il était un « fan » de Paul Mac Cartney. Au revoir Kelly !


