A la «Une » de quelques journaux ce jour, la supposée fuite de Raoul Arizaka Rabekoto en Suisse alors que ce dernier faisait objet d’une Interdiction de Sortie de Territoire (IST). Bien que cet article soit basé sur des supputations et des suppositions en tout genre, un détail attire notre attention. Quelles sont les véritables mesures sur la protection du territoire malgache. Bordée de 5.000 km de côtes, vu comment on annonce comme s’il était tout à fait normal qu’on puisse quitter la Grande Île ni vu ni connu pour une personne faisant objet d’une enquête de l’Etat donc dans le viseur des dirigeants. Qu’en est-il des autres ?
En effet, s’il s’est effectivement fait la malle comme l’affirment ces informations, Raoul Arizaka Rabekoto ne serait pas le premier à avoir fait ce tour de passe-passe. On se souvient encore qu’en 2008, un ressortissant français a pu sortir d’une des prisons les mieux gardées de Madagascar, quitter le territoires malgache et raconter son exploit une fois arrivé en Métropole. Voilà à quoi ressemblent des faits divers malgaches. De tel récit ne choque plus personne.
Jusqu’ici, la population malgache ne prête qu’une oreille distraite à cette situation bien que l’absence de sécurité de nos territoires a coûté cher au pays à propos de trafic de toutes sortes. Actuellement, les enjeux sont tout autres. En effet, vu la propagation de l’épidémie Covid19, chaque pays œuvre actuellement pour le renforcement de son territoire afin d’éviter toute propagation de cette maladie, Madagascar fait savoir que ses côtes ne sont aucunement protégées et qu’on peut y entrer et y sortir à sa guise. D’ailleurs le fait est que Madagascar n’a pas une politique censée de garde-côte est juste aberrante.

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