Le déplacement du Grand dirigeant dans le Nord a omis le secteur Education dans son périple
du week-end à Ramena. Pour développer un pays, le tourisme et les hôtels ne sont qu’une source de devises, mais sans l’Education, rien ne va. La population doit montrer preuve d’une discipline, et les élèves en premier. Si nous avons évoqué Joffreville, dont le Grand dirigeant a ignoré complètement, les autres établissements d’Antsiranana n’ont pas évolué. Si nous avons parlé de création de salles de classe dans les CEG et lycées, rien n’est fait. Les parents qui ont des enfants titulaires des diplômes du CEPE et du BEPC, mais pas l’admission en sixième et seconde, auront la charge lourde de payer les écolages dans les écoles privées. C’est ça le développement !
Le problème actuel de l’ouverture des frontières est crucial pour les opérateurs touristiques. Bien que risqué, avec la pandémie, nous ne gagnerons rien sans que le transport aérien fasse vivre les autres sociétés étrangères. L’essentiel est d’avancer et d’arranger notre société Air Madagascar. Où en est –on ? Zéro ! C’est toujours comme ça la politique de développement. On veut avancer sur le tourisme, la compagnie aérienne est en panne, mais les routes sont en bon état. Le problème, c’est que l’Education est aussi à moins zéro. Les touristes verront à Joffreville l’état délabré d’un ancien collège français quand ils iront voir la Montagne d’Ambre. La mentalité et le manque de civisme de la population entière, surtout la paresse et le manque de courage pour travailler. D’ailleurs, la population n’a jamais reçu des coups de pouce pour changer leur rythme de vie, les pensions trimestrielles sont maigres pour les anciens du secteur privé.
Avec cette ouverture des frontières, les touristes verront les vérités sur la pauvreté du pays. Les actions inutiles du Grand dirigeant à l’endroit de la population ; la Santé et l’Education sont les premiers indicateurs qui sautent aux yeux. « Mais où sont passées les aides des institutions financières ? » sera la première question des premiers venus. On n’ose pas répondre directement, mais ils savent avant de venir que c’est un pays très pauvre et très endetté. Mais avec des hôtels de luxe ! L’Education : Out !


