Dans le cadre de la coopération entre Madagascar, le Japon et l’Organisation internationale de la Migration (OIM), une brigade canine va être mise en place au sein des services de la douane malgache pour faire face aux menaces aux frontières. L’objectif est de renforcer la surveillance et la protection des frontières pour prévenir les activités telles que la migration irrégulière et les migrations à risques, le trafic de drogue (et les armes et les personnes ?) ainsi que l’exploitation illicite des ressources nationales.
Ce partenariat mettra en œuvre le projet « Réponse aux activités criminelles émergeantes et autres menaces maritimes à Madagascar (« REAcT Madagascar ») à hauteur de 96 054 USD avec une durée d’exécution de 9 mois.
Moyens insuffisants
Les côtes malgaches ont toujours été considérées comme une véritable passoire. On y entre et on y sort comme dans un moulin. Et les côtes malgaches font l’objet de trafics en tous genres. Cette mesure, certes nécessaire, est largement insuffisante comparée aux 5 000 km de côtes à surveiller. Face à l’immensité de la tâche, il faut mobiliser d’autres moyens plus importants encore tel que l’achat de vedettes rapides pour la surveillance de nos côtes, la mise en place de véritables gardes-frontières dans différents points stratégiques du pays et pas seulement au niveau des ports et/ou aéroports…
On peut croire que les plus importants trafics illicites qui portent fortement préjudice au pays ne se déroulent pas au niveau des grands centres tels que les aéroports d’Ivato et de Nosy Be ainsi que le port de Toamasina qui sont considérés comme la priorité identifiée dans le nouveau plan stratégique de la douane pour la période 2020-2030. Les principaux trafics se font dans des zones désertes et loin des principaux ports. Espérons seulement que ce n’est qu’un début pour véritablement renforcer notre sécurité au niveau des frontières.


