Le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM) travaillera de concert avec le BIT/OIT afin d’apporter, un tant soit peu, de l’aide aux personnes les plus démunies, économiquement parlant et en particulier celles qui sont en chômage conséquemment au covid-19. Mais en marge de cette annonce, la grande nouvelle concerne la rencontre prévue pour jeudi prochain entre le secteur privé et le président de la République dans le cadre de l’élaboration du Plan Multisectoriel d’urgence (PMU).
C’est une bonne nouvelle dans la mesure où cette rencontre est cruciale car elle déterminera le cadre à venir dans lequel évoluera le partenariat entre le secteur privé et l’exécutif, d’une part, et appréhender tous les moyens que l’Etat est disposé à mettre en œuvre pour aider les entreprises ainsi que les salariés de ces entreprises à faire face aux effets désastreux de la pandémie du coronavirus.
La GEM a demandé cette rencontre depuis belle lurette sans que l’Etat ait véritablement répondu à cette sollicitation. Le GEM a certainement défini toute sa stratégie avant de participer à cette rencontre au sommet. Le président du GEM, Thierry Rajaona, a déjà annoncé quelques-unes des grandes lignes de l’aide que le secteur privé demandera à l’Etat. Parmi celles-ci, le GEM demandera à l’Etat de mettre en place un système d’aide aux salariés qui ne disposent plus de revenu, en quelque sorte une indemnisation au chômage (environ 100 000 salariés du secteur privé formel seraient actuellement au chômage).
Pour les entreprises, le problème est fondamentalement l’absence de trésorerie qui devrait tout au moins de leurs permettre de maintenir leur structure respective. L’Etat doit ainsi apporter son appui aux entreprises en mettant en place un fonds de garantie (géré par la Solidis ?) qui permettra aux entreprises d’accéder à des prêts bancaires avec des taux bonifiés. En effet, les taux actuels appliqués par les banques commerciales de la place ne permettront jamais aux entreprises de se relever.
Il va sans dire que le GEM devra participer à cette rencontre en montrant un front uni et non y aller en ordre dispersé.


