RELANCE ECONOMIQUE : L’Etat privilégie les nouveaux investissements

Le secteur privé malgache fait face à une situation d’urgence et l’Etat doit l’aider à résister au maximum afin de ne pas sombrer dans une baisse d’activité, voire à la récession quasi inéluctable si la situation perdure.

Quand le secteur privé a rencontré le chef de l’Etat tout dernièrement, les chefs d’entreprise ont eu, sans nul doute (en dehors des entreprises du secteur de la construction et du BTP), une très forte déception. C’est l’évidence même car l’Etat n’a pas donné une suite favorable aux demandes présentées par le secteur privé.

Pourtant, dans le cadre de l’état d’urgence qu’il a lui-même imposé, l’Etat n’a pas manqué de demander aux entreprises de faire des efforts considérables pour maintenir les emplois (éviter les licenciements massifs…). Et il doit bien savoir que cela ne se fera pas facilement dans le cadre de la reprise des activités.

Une chose est sûre : Pour le président de la République, il est plus important de mettre en place de nouvelles unités de production que de chercher à maintenir en vie ou sauver celles qui existent déjà. La série de présentation de ces nouvelles unités à venir (Pharmalagasy, Gasycar…) l’atteste.

Le choix est ainsi fait. Les entreprises qui existent déjà doivent donc chercher par leurs propres moyens toutes les possibilités pour survivre. Ce ne sera pas facile étant donné la situation dans laquelle elles se trouvent actuellement. Pourtant, il faut savoir que si ces entreprises marchent bien, c’est l’Etat qui en tirera le plus gros bénéfice par le biais des différents impôts et taxes.

Par ailleurs, rien ne garantit à l’avance que ces nouvelles industries marcheront bien eu égard à de nombreux facteurs (qualité du produit, marché…) au risque de devenir un « éléphant blanc » comme tant d’autres. D’autant plus qu’en tant que nouveaux investissements, elles vont bénéficier de nombreux avantages fiscaux, donc autant de recettes fiscales qui ne viendront pas remplir les caisses de l’Etat.

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