Le projet de produire à Madagascar, à l’échelle industrielle, un médicament pour guérir et prévenir le coronavirus est une grande nouvelle à double titres. Tout d’abord, si le médicament qui sera fabriqué à Madagascar à partir de matières premières malgaches, permettait effectivement de guérir le coronavirus, Madagascar sortira de cette guerre sanitaire comme étant le pays qui a permis de combattre la pandémie du covid-19. Madagascar deviendra le pays sauveteur devant le concert des Nations.
Mais le plus grand avantage que le pays en pourra tirer réside dans le fait que ce sera le premier pas dans la création d’une véritable industrie pharmaceutique dans le pays. D’aucuns n’ignorent que l’industrie pharmaceutique est aujourd’hui l’une des branches de l’industrie globale qui se développe le plus. La réputation de l’industrie pharmaceutique de l’Inde n’est plus à prouver.
Madagascar pourra ainsi développer une industrie appelée à devenir florissante et qui est très rentable, une industrie pharmaceutique qui valorisera les matières premières malgaches, notamment les plantes médicinales. Et ce ne sont pas les plantes qui manquent dans le pays. D’ailleurs, on peut penser que d’autres plantes (notamment endémiques) dont on ignore encore toutes les vertus pourraient être exploitées, susceptibles ainsi de développer la recherche pharmaceutique à Madagascar, une autre branche à développer et exploiter.
Une industrie pharmaceutique à base de plantes médicinales disponibles sur place même a un très grand avantage : la matière première est renouvelable. Ce sera l’atout majeur de cette industrie pharmaceutique à Madagascar.


