Déjà tôt le matin, visiblement les taxis be se font rares pour servir les usagers dans la capitale. En fait, la suspension des activités de transport annoncée par l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU) et l’Union des coopératives de transport suburbain (UCTS) à partir de ce jour a été peu suivie. La décision des transporteurs n’a pas fait l’unanimité car bon nombre de voitures ont assuré les transports en commun comme le cas de la coopérative Tselatra (146-147), la ligne E assurant Andravoahangy-Ambohimangakely, les taxis-brousse de la ligne H reliant Andravoahangy –Sabotsy Namehana jusqu’à Talata Volonondry, ou encore les lignes 139, 160, 166, 113… Pour dire que certaines coopératives de transporteurs n’en font qu’à leur tête pour défendre leur intérêt personnel sans penser aux usagers alors qu’elles doivent être au service du public, a expliqué le directeur général de l’Agence des transports terrestres (ATT), Jeannot Reribake. Ce dernier a cependant encouragé ceux qui veulent travailler tout en assurant entièrement leur sécurité en cas des actes malintentionnés de la part de leurs pairs.
En fait, ces transporteurs ne comprennent pas et ne veulent jamais comprendre qu’une fois les activités de transport seront ouvertes, que ce soit dans la zone urbaine que dans celle des zones suburbaines régionales et nationales, ils encourent de grand risque face à l’état d’urgence sanitaire. Le fait de limiter le nombre de passagers n’engendre aucune perte sur leurs recettes, comme ils les disent souvent, mais seulement ils ne veulent pas respecter les consignes de sécurité conformément au décret de l’Etat. Parfois, ils ont eu l’audace de ne pas respecter la limite des personnes dans une voiture, sans négliger l’oubli de donner du gel désinfectant aux passagers ou encore en acceptant certains passagers ne portant pas le cache bouche et le transport clandestin des passagers dans certains circuits. Ainsi, évoquer l’augmentation du nombre des personnes déclarées positives dernièrement n’est pas une raison valable pour suspendre les activités de transport.
Bref, la décision de l’UCTU et de l’UCTS n’est autre que de la mauvaise foi vis-à-vis de l’Etat et des usagers. Heureusement que ces derniers sont déjà habitués à marcher à pieds pour rejoindre leur lieu de travail…


