Comme chaque année, la sécheresse fait toujours des victimes dans la partie Sud de la Grande île, étant donné qu’il s’agit d’un phénomène naturel cyclique. A ce jour, aucune solution pérenne et durable n’a jamais été apportée pour que les populations ne souffrent plus des impacts de la sécheresse, comme l’approvisionnement en eau potable, la pratique d’une technique agricole adaptée aux conditions climatiques de la région Sud, l’accès aux semences et surtout aux services sociaux essentiels de base (santé, éducation et nutrition). Ce n’est pas étonnant si des enfants figurant parmi les groupes vulnérables sont fortement touchés par les effets de la sécheresse à cause de ces manquements en besoin pour la survie. Actuellement, 35.000 enfants souffrent de la malnutrition chronique sévère dans les districts d’Amboasary-Atsimo, Ambovombe, Bekily, Betioky, Ampanihy et Tsihombe à cause de l’insuffisance alimentaire, du problème d’accès à l’eau dus à la sécheresse.
Le conseil des Ministres a décidé d’intervenir dans l’urgence en envoyant des camions-citernes pour approvisionner en eau potable gracieusement les populations dans les districts concernés par la sécheresse. Il est important de rappeler que les sources d’eau se tarissent et même un bol d’eau se vend à 100 ariary dans les rues. Concernant les enfants qui se trouvent dans une situation précaire, de la nourriture, des médicaments et des matériels nécessaires aux besoins quotidiens des populations seront remis dans les prochains jours. Un projet mis en œuvre avec le programme Nutriset et le Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes. Sur ce sujet, le BNGRC a acheminé immédiatement 1 505 unités de kits de vivre du Gouvernement du Royaume d’Arabie Saoudite, soit une unité de kit est composée de 10 kg de riz, 5kg de légumineuse, 1l d’huile, 3 boites de sardine, 1 kg de sucre et 6 sachets de sel, pour les districts d’Ampanihy, de Betioky, d’Ambovombe et d’Amboasary afin de renforcer la résilience de la population exposée. Les interventions d’urgence doivent être effectuées dans l’immédiat et les ministères concernés (agriculture et élevage, santé, industrie, eau, habitat et sécurité) doivent se réunir ce jour pour établir les actions à entreprendre dans les sites pilotes à créer dans les six districts.
Sites pilotes
Parmi les activités prévues dans ces sites pilotes figure la mise en place d’un système de forage pour assurer l’approvisionnement en eau potable, la construction d’une usine utilisant les techniques d’infiltration et de désalinisation de la mer pour obtenir de l’eau potable. Vient ensuite la dotation en équipement de purification d’eau durant trois mois dans les sites pilotes des districts concernés et en pipeline, selon les instructions du président de la République. L’appui à la pratique d’une technique agricole pour la riziculture sur « tanety », la culture du maïs et de la patate douce n’est pas en reste, ainsi que l’amélioration du système de santé spécial pour le Sud avec une infrastructure sanitaire bien équipée et un personnel médical suffisant. Concernant ce dernier, il sera logé et percevra une indemnité d’éloignement pour une année, avant d’être remplacé par un autre en vue d’assurer l’alternance.
Les sites pilotes devront être créés dans les quatre mois à venir au plus tard, c’est-à-dire avant le 26 juin de cette année avec les ressources propres de l’Etat. Une descente sur le terrain sera effectuée par le chef de l’Etat vers la fin de cette semaine, accompagné des représentants des bailleurs de fonds comme la Banque mondiale, le Pnud, le Pam, l’OMS, l’Unicef…



