Le Japon et l’UNFPA renouvellent leur soutien dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre la violence basée sur le genre (VBG) dans le Sud. Concrètement, le projet s’intitule « Fournir des services de santé génésique vitaux et lutter contre la violence basée sur le genre pour les femmes et les adolescentes les plus vulnérables souffrant d’une grave insécurité alimentaire dans le Sud de Madagascar ». Mis en œuvre à partir du 1er avril de cette année, le projet bénéficie de l’appui financier du gouvernement japonais à hauteur de 1.209.090 dollars et exécuté par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) pour une durée de 12 mois. Les activités seront réalisées dans les régions Androy, Atsimo Andrefana et Anosy touchant les districts d’Ambovombe, Tsihombe, Beloha, Bekily, Ampanihy, Betioky et Amboasary Sud, les plus affectés par l’insécurité alimentaire. En fait, le projet vise à réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile ainsi que de prévenir et combattre les violences basées sur le genre.
Les résultats de l’analyse conjointe de l’IPC (classification de la phase de sécurité alimentaire) effectuée en juin 2019 prévoient une tendance alarmante en ce qui concerne le nombre des personnes souffrant de l’insécurité alimentaire sévère dans le Grand Sud. Dans ce contexte humanitaire persistant, qui affecte de nombreux ménages dans ces trois régions, la population a adopté un mécanisme d’adaptation non-soutenable. Dans le monde entier, il a été constaté que les femmes et les enfants sont les premières victimes des impacts des aléas climatiques tel que El Nino, et Madagascar n’y fait pas exception. Face à cette situation inquiétante, l’UNFPA, en collaboration avec le Gouvernement du Japon apportent leur appui à Madagascar pour sauver des vies à travers le renforcement des services de santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les VBG auprès de la population la plus vulnérable dans le Sud.


