SANTE DE LA VUE : Un enfant attrape une maladie de la cécité toutes les 15 minutes

La maladie de la vue peut être définie pour une personne privée de la vue connue sous le nom d’un aveugle ou atteinte de la cécité, et comme le malvoyant qui a tout simplement un problème de la vue. Concernant la situation actuelle, un enfant est aveugle toutes les 15 minutes, a expliqué le directeur chargé de la prévention des maladies non transmissibles, le Dr Vincent Rakotoarison, lors du lancement de la deuxième phase du projet de promotion de la santé de la vue chez les enfants de moins de 15 ans. S’étalant sur deux ans et financé par l’Usaid, le projet a pour objectif  de faciliter la prise en charge des enfants atteints de la maladie de la vue et se focalise sur la collaboration étroite avec les écoles des zones d’intervention touchant les régions Analamanga, Vakinankaratra, Sava et Atsinanana.

Selon le premier responsable du Salfa, le Dr Sahondra Rasoarimanana, le projet prime tout d’abord l’éducation sur la prévention de la maladie de la vue par le biais des séances de sensibilisation des parents et élèves faites par les enseignants ou éducateurs des établissements scolaires. Etant donné que la maladie de la cécité est évitable par les soins et traitements, le projet offre ainsi des panoplies de service pour atteindre les enfants de 0 à 14 ans, allant de la sensibilisation dans les écoles et du dépistage de la maladie de la vue avant la référence des cas dans les centres spécialisés en ophtalmologie de l’HJRA et de l’hôpital Be d’Analakininina-Toamasina ainsi que dans les centres de santé du Salfa d’Ambohibao, de Sambava et d’Antsirabe. Cette seconde phase du projet cible près de 29.000 enfants dépistés de toutes formes de maladie de la vue dont 27.000 parmi d’entre eux bénéficient d’un traitement adéquat, si près de 20.000 enfants malades ont été dépistés, 17.000 ont reçu leur traitement et 600 sont guéris lors de la première phase.

A vrai dire, la formation des agents communautaires (AC) est incluse dans la mise en œuvre du projet et leur contribution n’est autre que l’identification des malades dans les zones d’intervention et la référence des cas dans les centres de santé qui, à leur tour vont les prescrire dans l’un des cinq centres spécialisés pour la prise en charge, soit un traitement, une dotation de lunettes ou une intervention chirurgicale.

La cécité est évitable.

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