RISQUES CLIMATIQUES : Madagascar dispose d’un Atlas comme outil de décision

Madagascar est très vulnérable aux menaces des aléas climatiques comme les cyclones, inondations, érosions marines et côtières, au mouvement du terrain et à la sécheresse. C’est la raison pour laquelle il s’avère indispensable de disposer d’un outil de décision en vue de prendre les mesures de précaution pour faire face aux risques climatiques par l’élaboration d’un document de sensibilisation et d’information présentant la cartographie cohérente et globale de chacune des menaces majeures liées au climat et prévisibles pouvant affecter la Grande île. Concrètement, ces informations doivent être compilées dans un document appelé Atlas des risques climatiques qui a fait l’objet d’un atelier de validation, ce jour dans les locaux du Center Learning Development (DLC) à Anosy.

Lors d’un entretien en aparté, le Secrétaire exécutif de la Cellule de prévention et de gestion des urgences (CPGU), le général Mamy Razakanaivo a souligné l’importance de l’Atlas qui sera vulgarisé à l’échelle nationale. « L’objectif est de renforcer les connaissances sur les risques climatiques et la fourniture d’un outil  d’aide à la décision facile à utiliser pour les acteurs œuvrant dans la gestion des risques des catastrophes (GRC) », s’est-il exprimé. En fait, l’Atlas sur les risques climatiques contribuera davantage à organiser les scénarios des risques des éventuelles intempéries à partir desquels les acteurs puissent identifier les besoins afin de prendre les dispositifs de prévention des risques et de gérer la crise, toujours selon le numéro un de la CPGU.

Le Secrétaire exécutif de la CPGU, le général Mamy Razakanaivo.

La mise en place d’une nouvelle plateforme pour l’aménagement du territoire de Madagascar dénommée « Loza » accompagne cet Atlas qui sert d’outil permettant de visualiser rapidement les principales cartes d’Atlas des risques climatiques. De ce fait, elle aide à définir les priorités quant aux études et travaux à engager, par exemple, sur les zones les plus exposées à un ou plusieurs types de menace naturelle. Rappelons que quatre atlas des risques ont déjà été élaborés en 2013 pour les régions Sofia, Sava, Vatovavy-Fitovinany et Atsimo-Andrefana. Et ce, grâce au projet Track financé par la Banque mondiale mais, cette fois-ci, l’Atlas est élaboré pour couvrir tout le territoire.

Les participants à l’atelier de validation de l’Atlas à Anosy.

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