Les trafiquants des ressources naturelles profitent du fait que la région Boeny ne fasse pas encore partie des zones concernées par le confinement partiel pour réaliser leurs actes mal intentionnés. Et même, l’état d’urgence sanitaire appliqué sur tout le territoire ne peut pas les empêcher d’enfreindre la loi en vigueur pour dérober les espèces de plantes classées parmi les richesses très protégées du pays. Il s’agit d’un trafic de bois de palissandre déjoué le mardi 14 avril dernier dans la capitale de Boeny, grâce à une initiative citoyenne.
60 traverses de palissandre ont été appréhendées après leur départ d’Antsahabingo Mahajanga à bord de deux pirogues. Les gendarmes et l’équipe de la Direction régionale de l’Environnement et du développement durable (DIREDD) Boeny-Betsiboka ont procédé à la poursuite après avoir reçu des renseignements concernant ce trafic. Les auteurs du trafic ont été dénoncés par un informateur qui a constaté de visu les mouvements faisant embarquer les bois de palissandre à bord des pirogues, et a informé les forces de l’ordre pour les arrêter en flagrant délit. Les bois ont été saisis par les autorités locales compétentes et les trafiquants ont fait l’objet d’une poursuite judiciaire.
Le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) réitère sa ferme volonté à combattre les trafics de ressources naturelles notamment dans la situation de crise actuelle. Le Ministère salue l’acte citoyen soucieux de l’environnement en partageant les informations à temps à la DIREDD Boeny-Betsiboka. Toutes personnes constatant des trafics de ce genre sont également encouragées à les dénoncer auprès des responsables locaux et régionaux afin que les ressources naturelles puissent être préservées.
A titre de rappel, dans la région Sud-Ouest, il y a deux semaines de cela, des trafiquants de tortues ont été arrêtés à Nisoa, district d’Ampanihy, grâce à la prise de responsabilité des communautés de base (VOI).


