Deux modules sont désormais disponibles sur Facebook pour la promotion des droits de l’enfant dont l’un est consacré à la sécurité en ligne. Les autres modules concernant d’autres aspects des droits de l’enfant seront développés dans le futur et en fonction des demandes des jeunes utilisateurs. Pas besoin d’installation, le jeu est disponible à travers l’application Facebook ou en utilisant un navigateur web comme Google Chrome, Opera Mini ou Firefox. Tout le monde ayant accès à Internet peut jouer.
La création d’un meilleur Internet est de mise dans la concrétisation de ce projet de jeu, étant donné que les plus grandes menaces des enfants reste l’exploitation sexuelle et le harcèlement en ligne qui prennent de l’ampleur et n’épargnent pas surtout les adolescents face à la conjoncture actuelle. L’évolution de la technologie numérique a déjà changé la vie des enfants et les possibilités qui s’offrent à eux interrogent sur ce que l’avenir leur réserve. Si elle est universellement accessible et exploitée correctement, la technologie numérique peut changer la donne pour les enfants laissés pour compte, que ce soit pour des raisons de pauvreté, de race, d’appartenance ethnique, de sexe, de handicap, de déplacement ou d’isolement géographique, en les connectant à un large éventail de possibilités et en leur fournissant les compétences nécessaires pour s’épanouir dans un monde numérique. Mais à moins d’en élargir l’accès, la technologie numérique peut créer de nouvelles fractures qui empêchent les enfants de réaliser leur potentiel. Si l’on n’intervient pas maintenant pour tenir le rythme rapide des évolutions, les risques encourus en ligne pourraient rendre les enfants vulnérables plus susceptibles d’être exploités, maltraités, voire victimes de traite et exposerait leur bien-être à des menaces plus subtiles.
Toutefois, cette situation n’empêche pas de trouver d’autres alternatives comme ce jeu Facebook dénommé « Tsaiky », lancé pour la première fois par l’Unicef ce jour à l’hôtel Le Louvre à Antaninarenina. L’objectif n’est pas seulement de sensibiliser les adolescents sur la sécurité en ligne mais aussi pour la promotion des droits de l’enfant. Et ce, à l’occasion de la Journée pour un Internet plus sûr (Safer Internet Day) dont Madagascar n’a pas manqué de participer pour promouvoir l’utilisation sûre et positive de la technologie numérique notamment chez les enfants et les jeunes face au progrès évolutif des technologies d’information et de la communication (TIC). Dans le pays, 13% des ménages dont 31% en milieu urbain se connectent à l’Internet, et plus de la moitié des utilisateurs sont des adolescents, soit six sur dix. A travers le monde, un enfant sur trois se connecte régulièrement.


