PROJET « PRODUIR » DU GRAND TANA : Début de la rénovation sur le canal C3 cette semaine

Le projet de rénovation sur le canal C3 devra commencer cette semaine, suite à l’annonce faite par la direction chargée de l’Aménagement du territoire et des travaux publics à Anosy. Ce projet est inscrit dans le cadre du Projet de développement urbain intégré et de résilience du Grand Antananarivo (Produir) s’étalant sur cinq ans et financé par la Banque mondiale à hauteur de 75 millions de dollars, et est destiné à améliorer les infrastructures de drainage urbain, les services publics et la résilience face aux catastrophes naturelles dans les quartiers pauvres du Grand Tanà.

Les principaux travaux de rénovation sur le Canal C3 et sur les digues de l’Ikopa consistent  à évacuer les eaux de pluies et à réduire ainsi les risques d’inondation, ainsi qu’à améliorer la mobilité de la population grâce à l’aménagement des berges. Les travaux touchent les quartiers des 1er, 4ème et 6ème arrondissements, à savoir Anosibe, Ambodimita, Andavamamba, 67ha, Ankasina et Antohomadinika.  En détail, la réhabilitation totale du canal C3 se divise en trois parties, à savoir le Canal C3 urbain, le Canal de jonction et le Canal C3 dans la plaine agricole. Dans son ensemble, le Canal C3 fait plus de 12 km depuis le bassin tampon d’Anosibe jusqu’à la station de pompage d’Ambodimita, en passant par les quartiers précaires d’Andavamamba, 67ha et Antohomadinika. Ce canal ainsi que les bassins tampons qui lui sont reliés ne peuvent plus assurer convenablement leur fonction initiale dans la lutte contre les inondations dans les bas quartiers d’Antananarivo.

Tout le long de ce canal, les travaux consisteront en la libération des emprises par la démolition des bâtis impactés, le curage de largeur variable de 8m à 14m et le curage de trois bassins tampons. Outre les travaux de curage du canal proprement dit, sont également prévus l’aménagement de l’ensemble des berges par la réalisation de murets de maçonnerie, l’aménagement et la création en berge de voies de circulation routière et de cheminements piétons pour désenclavement et entretien.

Enfin, il est également programmé des aménagements urbains (plantations d’arbres et de haies, murs et murets de délimitation des emprises), la réalisation ou la réhabilitation de passerelles neuves en lieu et place des passerelles existantes, la création d’infrastructures sanitaires communautaires sur les emprises libérées, le redimensionnement du siphon sous le canal GR, et enfin la réhabilitation des ouvrages de connexion avec le canal Andriantany.

Expropriation pour cause d’utilité publique

Les études techniques, environnementales et sociales relatives à ce projet Produir ont été menées depuis l’année 2017. Les documents d’Etude d’impact environnemental et social (EIES) et le Plan d’action de recasement (PAR) des Personnes affectées par le projet (PAPs) sont déjà disponibles. Il en est de même pour les études techniques de faisabilité du projet (APS/APD). D’après le document PAR, plus de 450 ménages seront touchés par les travaux prévus dans le cadre de ce projet. Conformément à la politique de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale, il faut mener des actions spécifiques en vue de recaser ou de compenser ces ménages. Les ménages touchés auront le choix entre la compensation en numéraire ou en nature. Pour ceux qui choisissent la compensation en nature, des logements seront érigés sur deux sites de réinstallation situés respectivement à Andavamamba, Soavimansoandro et Anosiala pour les accueillir. La mise en oeuvre du PAR est actuellement en cours.

100.000 m3 de boues draguées et éliminées en toute sécurité

Environ 100.000 m3 de boues seront draguées du canal C3 et seront transportées vers un site de confinement. Il faut ainsi trouver un lieu adéquat pour l’enfouissement de ces boues. Andralanitra n’étant plus en mesure de les recevoir. L’étude technique a démontré la faisabilité de la mise en place de ce site de confinement dans le district d’Ambohidratrimo.

D’après cette étude, les travaux à réaliser dans le site de confinement de boues de curage consisteront essentiellement en l’excavation de 46 300 m3 de déblais pour avoir un vide fouille brut de 129 500 m3 pour le stockage de 115 000 m3 de produits de curage. A cela s’ajouteront l’aménagement d’une digue périphérique d’une hauteur de 3 m en ceinture du casier, et la création d’une piste d’exploitation d’une largeur de 3 m ainsi que la création de fossé de collecte des eaux pluviales.

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