On est le vendredi 28 février et il est 20h dans la salle de spectacle de l’IFM, le public est en standing ovation devant Système D qui a joué avec talent la pièce « Planète des songes » dont il est l’auteur et interprète. Alliant comédie et tragédie, c’est une pièce qui a le mérite d’être vue et revue pour un public en soif de beau et d’inédit.
La pièce
Devant le micro de Jean Babouin, singe reporter, les animaux rescapés après une explosion nucléaire racontent leurs vies sans l’empreinte humaine. Le crocodile qui d’un ton cynique narre l’absurdité de la vie humaine, le lapin déplore son existence à côté de laquelle la race humaine est passée, la chouette de par sa sagesse remet en question sa raison d’être même, la tortue, le cafard, tous expliquent comment la vie est agréable depuis l’extinction de la vie humaine. Et si l’homme n’était pas qu’un être nocif ? Autant de remise en question sur l’avenir de notre planète, sur l’engagement de chacun envers son environnement, sur la raison d’être même de notre passage sur terre : c’est l’émerveillement qu’a offert Système D à travers la Planète des Songes.
La coulisse
Système D mérite son standing ovation car bien qu’il soit habitué à la scène en tant que Slameur, la plupart du temps, il y reste trois minutes comme le veut le règlement du Slam et non une heure de temps pour tout un spectacle. Si cette pièce est une réussite, c’est grâce à la mise en scène de Gad Bensalem. Slameur, comédien et metteur en scène, il était le mieux placé à faire la mise en scène de ce texte écrit par System D grâce à leur complicité et son expérience dans le théâtre. Sans oublier la contribution numérique de Tagman Namgat qui par ses effets sonores et visuels a permis au public de se plonger dans cette ambiance post-apocalyptique. Après des semaines de préparation, c’est un public content qui a assisté au premier pas de Système D dans le monde du théâtre et du One Man Show.


