PALUDISME : 15 régions sont touchées par la maladie

Alors que la peste bubonique ne cesse de faire des victimes, si on ne parle que des quatre cas recensés en mois de décembre dans la région Amoron’i Mania, le paludisme fait aussi son apparition dans les zones à risque, selon la situation épidémiologique établie par des centres de santé du 27 janvier au 16 février de cette année dans leur rapport.

43 districts répartis dans 15 régions sont touchés par le paludisme depuis le début de cette année, à savoir les régions Alaotra Mangoro, Amoron’i Mania, Analamanga, Anosy, Atsimo Andrefana, Atsimo Atsinanana, Betsiboka, Bongolava, Diana, Haute Matsiatra, Ihorombe, Melaky, Sofia, Vakinankaratra et Vatovavy fitovinany. Leur taux de prévalence en paludisme s’annonce très haux, selon l’évaluation du service épidémiologique.

Pour le cas de la région Ihorombe, en particulier, touchant les districts d’Iakora et d’Ivohobe, les problèmes des communes de Ranotsara, Ivohibe, Tambohobe et Vohimary résident dans la transmission des informations à travers la technologie électronique  sur l’évolution de la maladie dans leurs circonscriptions respectives. Les informations relatives au paludisme au niveau central tardent à venir afin de faciliter les interventions en cas d’urgence sanitaire ou d’épidémie. Dans la commune de Ranotsara, par exemple, parmi les 3.083 personnes ayant effectué le test de diagnostic rapide (TDR), 45,60 % ont été dépistées et sont déclarées positives. Ou encore dans la commune de Vohimary, sur les 809 testées, 70,63% sont déclarées positives, c’est-à-dire porteurs de paludisme.

Toutefois, une nette amélioration a été constatée sur le taux de prévalence pour les années 2018 et 2019, soit au nombre total des cas de 1.063.728 en 2018 à 957.443 en 2019, avec un taux de 10%. Il en est de même sur le taux de mortalité dû au paludisme, de 935 en 2018 à 430 en 2019, soit un taux de 54% grâce aux efforts déployés par l’équipe du ministère de la Santé publique dans lutte contre les maladies transmissibles. Des dispositifs de prévention de l’épidémie de paludisme ont été entrepris par le ministère de tutelle avec la Présidence de la République et les forces armées par la mise à disponibilité des médicaments et équipements médicaux de prise en charge des malades afin d’éviter la propagation de la maladie en cette période des pluies et d’inondations, surtout dans les régions Nord et Est de l’île. A cela s’ajoutent la distribution des moustiquaires et l’aspersion d’insecticides. Toutefois, la vigilance est de mise et le ministère de la Santé publique sollicite tout un chacun de renforcer la précaution en dormant du moins dans une moustiquaire.

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