LUTTE CONTRE LE COVID-19 : La Chine expérimente l’Artequick aux Comores

Un comité national de coordination du Covid-19 a été créé au début du mois d’avril par décret présidentiel par le ministre de l’Economie Houmed Msaidie.

Ce groupe composé de médecins, biologistes et épidémiologistes comoriens, travaille en coordination étroite avec le corps médical chinois.

Les médecins chinois sont parvenus à imposer au comité scientifique comorien l’utilisation de l’Artequick dans son protocole de soin mis en place dans le cadre de la crise du Covid-19.

Qu’est-ce que l’Artequick ? C’est un antipaludéen fourni et fabriqué par la Chine et son laboratoire Artepharm. Il se présente sous la forme d’injections et de comprimés et est associé à un antibiotique génétique comparable à l’azithromycine.

L’Artequick n’est pas certifié par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) car il est potentiellement dangereux, mais la Chine a négocié un accord entre les autorités comoriennes et son laboratoire Artepharm.

Cet accord est mis en œuvre depuis 2010 sous la supervision du docteur Wu Wang Lee, qui n’est autre que l’ancien directeur du laboratoire des toxines de guerre chinois.

L’Artequick a été expérimenté sur la population de Mohéli et d’Anjouan avant d’être introduit sur le marché chinois. Une dizaine de médecins chinois suivaient ces expérimentations depuis un bureau directement installé dans les locaux de leur ambassade de Moroni. De cette position confortable, ils ajustaient la campagne de test en fonction des effets secondaires observés sur les Comoriens.

Les 12 millions de dollars nécessaires à la mise en œuvre de ce test à l’échelle du pays ont été intégralement financés par Pékin, avec l’accord du gouvernement comorien, alors sous pression économique.

Les pressions de la Chine et son influence sur l’OMS auront plus tard permis de faire certifier l’Artequick.

Le président de l’amicale Chine-Comores, l’un des principaux relais de l’influence chinoise n’est autre que le docteur Ahmada Msa Mvila, directeur général de la Santé entre 1999 et 2020, et conseiller à l’OMS chargé des systèmes de santé.

Pékin peut donc compter sur ce proche du président comorien Azali Assoumani, marié à une Chinoise et diplômé de l’université de Pékin, pour convaincre le gouvernement de mettre en œuvre ces tests sur la population comorienne, cobaye de l’industrie pharmaceutique chinoise.

Ça c’est pour les Comores… Grâce aux bonnes relations du président Rajoelina avec la Chine, Madagascar a réussi à éviter que la population malgache soit utilisée pour ce test, préférant attendre que le protocole médical aie fait ses preuves.

— Ali Mohamed (étudiant comorien en relations internationales à Dakar)

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