Les scientifiques de l’Océan Indien occidental ont pris le devant et ont commencé à étudier l’existence des chauves-souris de cette zone. L’étude a permis de déceler la présence des virus dans les différentes espèces des chauves-souris si l’on en croit le résultat de cette étude sortie dans le journal Scientific Reports de ce jour.
Face aux bouleversements internationaux dus à la pandémie du Covid-19, un collège de scientifiques a pris le devant en entamant une étude sur l’existence des virus de coronavirus (CoVs) chez les chauves-souris à Mayotte, au Mozambique, à La Réunion et à Madagascar. Steven M. Goodman de l’Association Vahatra à Antananarivo et Beza Ramasindrazana de l’Institut Pasteur de Madagascar ont représenté la Grande Ile lors de ces travaux de recherche. Cette étude a permis de savoir que 8% des chauves-souris étudiés présentaient des formes du virus (CoVs). En effet, 1.013 chauves-souris appartenant à 36 espèces de Mozambique, Madagascar, Maurice, Mayotte, La Réunion et les Seychelles, ont été étudiés durant cette étude. 88 chauves-souris soit 8,7% ont été testés positifs pour les coronavirus, avec une prévalence plus élevée chez les chauves-souris mozambicains soit 20,5% de la population atteinte par rapport à ceux échantillonnés sur les îles voisines.
Pas de panique
Vu les conséquences de cette maladie Covid-19, cette information peut créer la panique chez la population malgache et les chauves-souris risquent d’être les victimes de cette peur. Il faut préciser que cette étude a plus spécifiquement permis d’analyser l’hôte et la phylogénie des virus ayant permis de schématiser la coévolution entre les chauves-souris et leurs CoVs (coronavirus) avec les espèces de chauves-souris dans l’Océan Indien occidental. Ainsi, ces scientifiques qui vont continuer leurs études pour savoir si les CoVs détectés dans ces chauves-souris peuvent effectuer un débordement vers d’autres hôtes. Rappelons que la transmission de ces virus vers l’homme ainsi que sa mutation sont étroitement liées à l’hôte intermédiaire. L’identification des hôtes intermédiaires potentiels, et l’évolution des (CoVs) permettront aux scientifiques de se préparer et prévoir les réponses adéquates en cas de la propagation des maladies infectieuses émergentes.
Face à ces résultats, les chercheurs prient la population de ne pas s’aventurer à tuer les chauves-souris sous prétexte qu’ils ont le virus car notons que ces espèces fournissent des services écosystémiques clés tels que la pollinisation, la dispersion des graines, la régénération de la forêt et la fertilisation des sols.
A Madagascar, on recense jusqu’ici plus de 45 espèces de chauves-souris et 80% de cette population sont endémiques à l’île, une richesse qui mérite d’être préservée afin de sauvegarder l’équilibre de l’écosystème. Par contre, connaître la nature et son fonctionnement permettra à l’homme de mieux interférer avec l’environnement. Les chercheurs travaillent d’arrache-pied afin de faciliter la cohabitation entre l’Homme et la nature.


