Avec le recrutement de 1 200 nouveaux élèves gendarmes, on pense bien que l’insécurité qui règne un peu partout actuellement va enregistrer une baisse sensible. Il va sans dire que ces nouveaux éléments de la gendarmerie, après leur formation, vont renforcer l’effectif existant qui, selon les dires de certains responsables de la sécurité, est encore insuffisant.
Mais encore faut-il que l’on ait su séparer le bon grain de l’ivraie. Ce n’est pas tellement le nombre qui compte mais la qualité. En effet, si l’on ne table que sur l’enquête sur la moralité des candidats qui se fait au niveau de chaque fokontany, le résultat n’est pas crédible. Bien souvent, le chef fokontany sensé délivrer le document y afférent n’a jamais rencontré l’intéressé que le jour même de la demande.
Quoi qu’il en soit, ils feront leur preuve sur le terrain et on les jugera sur leurs actions et comportements respectifs. Tout ce qu’il faut espérer est qu’ils n’imitent pas certains de leurs ainés qui sont devenus bien connus et célèbres à travers les exactions faites à l’égard de certaines populations.
De toutes les façons, là où il y a du bon, c’est que ce recrutement améliorera sans aucun doute, le rapport entre le nombre d’officiers actifs et l’effectif total de l’armée malgache, rapport qui a été déjà dénoncé par un général en retraite qui a signifié que l’effectif d’officiers supérieurs à Madagascar est pléthorique. Il est vrai que cette fabrique d’officiers qu’est l’Académie militaire a toujours tourné en plein régime.


