La reprise de toutes les activités est ainsi décidée par le président de la République lors de son intervention dimanche soir. Cette décision se base certainement sur le médicament « miracle » trouvé et qui sera produit par l’Institut Malgache de Recherches Appliquées (IMRA).
Mais les parents ne sont pas rassurés pour que leurs rejetons reprennent le chemin des écoles. La reprise a été décidée trop hâtivement car beaucoup de questions se posent encore. Aussi certains parents se demandent s’ils ne vont pas servir de cobayes.
En effet, les explications de l’homme fort du pays ont manqué de beaucoup de précisions. Entre autres, quid des effets secondaires du médicament sur les enfants ? La prise du médicament apporte-t-elle une immunisation totale face au coronavirus ?… Les essais cliniques sont jugés trop courts par l’opinion publique pour qu’une efficacité totale soit garantie.
Quant à la reprise des cours en priorité pour les classes d’examen du primaire et du secondaire, on se demande pourquoi pas les universitaires qui doivent également passer leur examen annuel respectif ?
Par ailleurs, a-t-on pensé à toute l’organisation nécessaire et à la logistique auxquelles chaque établissement scolaire, qu’il soit public ou privé, doit faire face? Chaque établissement scolaire doit s’organiser pour respecter les mesures de sécurité. Par exemple, décider d’un élève par banc signifie que chaque classe doit être divisée en plusieurs groupes.
Forcément, il faut tout réorganiser en termes d’emplois du temps, d’affectation des enseignants… Autre question non moins importante : qui paiera les heures supplémentaires des enseignants ? Effectivement, chaque enseignant verra son emploi du temps doublé d’office, au moins.
Tout compte fait, il aurait fallu une reprise plus progressive et mieux organisée.


