Face à la situation actuelle dans la capitale de la région Atsinanana, le gouverneur Richard Rafidison a lancé un appel au calme. « Il faut mettre en avant la solidarité, l’apaisement et l’entraide pour lutter efficacement contre le coronavirus qui touche actuellement des centaines de personnes dans la région», a-t-il affirmé devant la presse, hier. Il faut dire que cette situation a failli dégénérer quand quelqu’un a accusé les policiers d’avoir tabassé un garçon et qu’il a fallu l’intervention du commissaire central de la ville de Toamasina pour faire revenir le calme. Il a tenu à conscientiser la population « face à l’agissement de certains qui tentent de distraire les gens et les incitent à ne pas respecter les mesures barrières ». Dans la lancée, il a affirmé que la région est suffisamment équipée pour faire face à la lutte contre le coronavirus.
Le nouveau préfet de Toamasina, Jean Jugus Razafiarison, quant à lui, a déclaré que la circulation des gens est élargie jusqu’à 14 heures pour laisser un peu plus de temps aux gens pour le travail. C’est en quelque sorte un compromis face aux exigences et l’incompréhension de la population. Mais de son côté, le directeur général de la Police nationale a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’origine de ce trouble à Androranga Toamasina.
Le juriste Imbiky Herilaza qui est le PCA de la Société de Manutention des Marchandises Conventionnelles basée à Toamasina a expliqué qu’il faut faire respecter la discipline, mais il faut également des solutions venant de l’Etat car le poids de la crise se fait durement sentir par la population que certains commencent à en faire de la récupération politique.

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