Alors que la procédure d’inscription du Rova de Manjakamiadana dans la liste des « patrimoines mondiaux » suit déjà son cours au sein de l’Unesco, cette dernière vient de manifester une certaine inquiétude quant aux travaux qui sont menés actuellement pour la réhabilitation de ce site historique.
Dans une communication en date du 24 février dernier et transmise à l’ambassadeur de Madagascar auprès de cette agence onusienne, Yvette Sylla, à Paris, ces travaux risquent d’altérer la « valeur universelle exceptionnelle » (VUE) du site et «pourraient avoir un impact notable sur le dossier de nomination du patrimoine mondial (du site) qui est en cours de préparation par votre gouvernement ».
L’Unesco n’a rien contre les travaux envisagés mais estime que ceux-ci auraient dû lui être notifiés avant leur commencement. Elle fait remarquer à cet égard : «… conformément aux dispositions du paragraphe 172 des Orientations, le comité du patrimoine mondial invite les États parties à informer, par l’intermédiaire du centre du patrimoine mondial, de leur intention d’entreprendre des restaurations importantes ou de nouvelles constructions qui pourraient affecter la valeur universelle exceptionnelle d’un bien ».
La question est maintenant de savoir la réponse que le gouvernement donnera à cette « mise en garde » de l’Unesco. Yvette Sylla est sommée de donner sa réponse dans un délai de deux mois, c’est-à-dire avant la fin du mois d’avril prochain. Faute de quoi, l’inscription du Rova de Manjakamiadana pourrait être compromise.

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