L’analyste politique Mahery Lanto Manandafy a été convoqué par la section cybercriminalité de la brigade criminelle Anosy, ce matin. Arrivé sur place, il apprend que la direction de la lutte contre la cybercriminalité du ministère de la communication et de la culture a fait une lettre de désistement et a, par conséquent, retiré sa plainte. Il a donc pu regagner librement son domicile. En adressant ses remerciements au Président de la République, dans son blog personnel, il a tenu à demander la libération de la journaliste de Ny Valosoa qui est actuellement incarcérée à la prison d’Antanimora, ainsi que celle de la présentatrice d’une chaîne de télévision, également mise en mandat de dépôt actuellement.
De son côté, le mouvement de la société civile « Rohy » a publié un communiqué, en réaction à la décision du Tribunal de mettre la journaliste et directrice de la publication du journal Valosoa, Arphine Rahelisoa, en garde à vue à la maison centrale d’Antanimora et dont la demande de liberté provisoire déposée par son avocat a été rejetée.
« Non à la détention illégale de journalistes quelle que soit leur obédience politique ». C’est ainsi que « Rohy » a commencé sa déclaration du 8 avril 2020 en notant que l’Ordre des Journalistes de Madagascar affirme qu’une autre personne, l’administrateur et responsable du site où ont été diffusés les propos diffamants, a reconnu être l’auteur des publications qui sont à l’origine de son inculpation.
« Rohy » dénonce que « la détention actuelle est une atteinte à la liberté de la presse et à la liberté d’expression, deux piliers de la démocratie ».
En conclusion, le Mouvement rejoint l’Ordre des Journalistes de Madagascar qui exige la libération immédiate de la journaliste.
Notons que l’association des femmes journalistes de Madagascar a également fait une déclaration qui réclame la libération de leur consœur, le 7 avril dernier.


