Le pays connaît encore des problèmes graves à résoudre dans l’immédiat. D’abord, les feux de forêts à Ankarafantsika et à Ambohidratrimo sont des manifestations populaires traditionnelles. Quand la population n’arrive à s’exprimer en liberté ou encore elle est en désaccord avec les autorités, elle brûle les forêts. C’est malheureusement une vérité. C’est leur moyen de montrer leur mécontentement. En fait, si on analyse les actions du Grand dirigeant, des zones rurales n’ont jamais reçu des aides ou de soutien ou encore aucune action de développement n’a été programmée. C’est le cas des zones périphériques d’Akarafantsika. Les populations n’arrivent plus à surmonter la pauvreté et se manifestent par les feux de brousse. Il en est de même pour Ambohidratrimo et dans les autres régions de Madagascar où des hectares s’envolent en fumée. L’île verte est menacée et la désertification s’intensifie avec les effets du changement climatique. Pourquoi on a délaissé les actions de développement dans les zones périphériques de cette zone protégée de l’Ankarafantsika ? Une erreur du Grand dirigeant, trop occupé par le Sud.
D’autre part, les troubles s’intensifient à Ankatso. Le personnel administratif et des étudiants se sont mis face à face aux forces de l’ordre. C’est toujours le non paiements des salaires, des avantages et des bourses. Jamais nous n’allons pas sortir de ces problèmes qui sont, en principe, déjà réglé depuis longtemps. Non ! Beaucoup n’ont pas encore honorés leurs dus. Outre le personnel administratif, des enseignants du Secondaire n’ont pas encore reçu leurs vacations des précédents examens. Or, des promesses ont été lancées pour leur paiement.
Trouble par-ci, trouble par-là. La vie politique à Madagascar n’est pas sortie de l’auberge. Les problèmes s’accumulent et la dictature n’arrive pas à s’imposer avec un gouvernement d’ouverture pour quelques partis de l’opposition. Des troubles apparaissent également au sein du parti au pouvoir. En réalité, la politique politicienne n’existe plus à Madagascar. Et la démocratie, n’en parlons plus. C’est le résultat de l’inexpérience. Le pays sombre petit à petit et la population supporte la mauvaise gouvernance. Jusqu’à quand ? Car il y aura une fin à tout cela.


