La capitale de l’Est est toujours sujette à des rêves inassouvis et à des bêtises grandioses en matière de discours politiques. Après les tirs en l’air mais qui a fait un mort lors d’une manifestation estudiantine, selon la Dame Pilier du Gouvernement, les promesses du Grand dirigeant ne sont pas encore achevées, bien deux ou trois fois successifs, il a posé les premiers jalons de Miami. La population n’attend plus rien.
Le plus grave est l’attente de l’arrivée du « Vary Tsinjo » par bateau qui a abouti par le désespoir. En réalité, c’était une cargaison de riz avarié placé dans un bateau en épave, prêt pour la casse. Les centaines de tonnes de riz n’étaient plus consommables. Mais, la cargaison a été payée en totalité par l’Etat. L’affaire a été mise en silence, mais la population de l’Est connaît tous les dessous de cette cargaison de « Vary Tsinjo ». Et voilà que le désespoir et la lassitude règnent dans la capitale de l’Est.
En fait, Toamasina est le lieu des promesses inassouvies. Hélas ! Le poumon de l’économie du pays est malade, atteint d’un cancer redoutable. Les bâtiments scolaires « manara-penitra » perdent petit à petit leurs toits et leurs murs. Les entrepreneurs locaux n’ont plus l’accès aux banques, et n’ont jamais été honoré de leurs travaux finis. Ces impayés sont criés partout à Madagascar, alors que les sous du FER (Fonds d’entretien routier) sortent de leur tanière. La crise du carburant pèse également sur les transporteurs.
Que faire quand le poumon économique du pays est malade ? Survivre ! Mais jusqu’à quand ? Il y a des limites quand même. On n’attend plus les promesses présidentielles. Cette expectative va entraîner des conséquences graves, très graves. La population n’en peut plus. D’ici peu, il y aura la rentrée scolaire, ce qui veut dire beaucoup de dépenses au niveau des familles. Or, elles n’ont rien, même pour survivre…


