TANA MASOANDRO vs ANTANANARIVO

Hormis les propriétaires qui risquent d’être expropriés de leurs rizières destinées à être remblayées pour accueillir la future nouvelle ville qui sera dénommée Tana Masoandro, la grande majorité des Malgaches, en général, et les  habitants de la Capitale ainsi que de ses environs, en particulier, devront voir d’un bon œil la réalisation de ce projet. Qui ne se réjouirait pas devant le spectacle d’une nouvelle ville moderne, « manara-penitra » – comme on aime bien le dire -, dans tous les sens propres du terme ?

Seulement, il est à craindre que cela ne se fasse au détriment de la Capitale. En effet,  toute l’attention du pouvoir actuel se focalise principalement dans ce projet, contre vents et marées. Et pour cette raison, beaucoup de travaux sont négligés. Cela ne signifie point que rien n’est fait pour la Capitale. La réhabilitation en cours de certaines rues de la Capitale atteste le contraire. Seulement,  des travaux, entre autres de rénovation, sont impératifs.

Parmi ces travaux à entreprendre dans les meilleurs délais, il y a ceux qui concernent l’Avenue de l’Indépendance : elle ne retrouvera jamais son faste d’antan tant que certains édifices en piteux état  tombent en ruine (près de l’Hôtel de France et en face du côté de Samkocwa). Ce ne sont pas les seuls. Pourtant, les constructions sur l’Avenue de l’Indépendance sont un modèle d’architecture unique à Madagascar que l’on doit sauvegarder.

Or, quand le besoin se fait sentir, nos dirigeants ne manquent pas d’idée pour y faire face. C’est ainsi que lors de la visite du  pape François dans le pays, tout dernièrement, on s’est dépêché de repeindre le bâtiment situé à la sortie du tunnel d’Ambohidahy, bâtiment squatté depuis des décennies par des sans-abris.

Ces ruines sont  de véritables plaies  qui défigurent la Capitale et  il est impossible de les cacher sous des « maquillages ». Et beaucoup d’édifices sont dans le même état. Faire du trompe œil ne peut plus suffire.

Vous aimerez aussi