Le COVID-19 est vraiment à nos portes d’entrée, menaçant nos frontières. Bien sûr, nous sommes sur nos gardes, mais… Nous connaissons nos pratiques de laisser-aller et d’indiscipline dans plusieurs secteurs. Cette fois-ci, on n’a plus droit à l’erreur, sinon PAF, la débâcle !
Déjà les Malgaches luttent contre d’autres maladies, bénignes ou graves selon les cas, comme le diabète, la goutte, la grippe, la toux, l’arthrose, les insuffisances rénales, les accidents vasculaires, la peste, et passons, la liste est longue. La population, en général, n’arrive pas à se guérir, vu la cherté des médicaments et les coûts des soins dans les hôpitaux. Les moyens manquent et les salaires n’arrivent pas à subvenir à des dépenses de ce genre. Les maladies infantiles sont également onéreuses et les mères sont toujours en difficulté financière. C’est dans ces cas cruciaux qu’il faudrait agir d’urgence pour un objectif humanitaire. Combien de mère et d’enfant décèdent à la naissance ? Et maintenant une autre épidémie grave menace notre pays. Pitié COVID-19, ne viens pas chez nous ! Nous luttons encore avec d’autres maladies.
Dans les dispositions à prendre, l’Etat devrait avoir une fermeté aux portes d’entrée de notre territoire. Il n’y aura pas d’exception pour cette pandémie même si c’est de la haute importance pour le pays. L’urgence est cette mise en quarantaine dans des lieux sécurisés. Mais, il est dit qu’il n’y a pas assez de lits à Anosiala et, point de soin au cas où. L’Etat devrait quand même distribuer des masques au personnel et aux gens qui sont en contact avec les personnes suspectes d’avoir été contaminées. Et pour les autres régions ? Est-ce que des mesures sont en place ? Des cas de COVID-19 sont enregistrés aux Comores. A Mahajanga, un contrôle sanitaire devrait être en place au port des boutres, dans la logique. Il en est de même dans les autres localités. Le danger rôde, et qui sait s’il est déjà sur place…

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