2022 est l’année de la propagande pour le Grand dirigeant. Appuyé par la France, il se met déjà sur les rails afin de gagner un peu plus de popularité au niveau de la population et de battre ses adversaires en ayant une avance sur le starting bloc. Son premier dada est la Jirama, une société d’Etat en agonie, dont les machines ont été sabotées à Andekaleka. En réalité, les éléments du transformateur étaient déjà prêts à être remplacés, et il fallait se déplacer pour montrer aux électeurs que l’Etat est au chevet des consommateurs pour leur bien-être, mais pour mieux payer les factures. La Jirama demeure une vache à lait pour les dirigeants, un bouc émissaire au sein des bailleurs de fonds traditionnels.
Mais la Jirama ne sert que 15 % des 27,5 millions dans tout le territoire. C’est peu en matière d’exploitation. La population n’est pas encore chaude dans la politique d’électrification, étant donné que le pouvoir d’achat est très faible, et avoir de l’électricité chez soi est encore un rêve. Ce luxe est l’apanage des riches. Le Grand dirigeant a donné également des explications sur le chemin de fer Tana-Côte Est, qui n’existera plus que pour les trains de marchandises. D’ailleurs, l’autoroute Tana-Toamasina est présente dans les projets présidentiels, et il reste à savoir si le chemin de fer aura encore sa place avec feu Madarail, dont on ne connaît plus l’existence. Toujours est-il qu’on a déjà transformé et vendu la Gare de Soarano.
En tout cas, le Grand dirigeant a pris son dernier train à Andekaleka après avoir fait figure d’ingénieur es-Electricité. Peut-être que plus tard, il prendra la ligne FCE pour épater les populations du Sud-Est jusqu’à Manakara. Mais toujours est-il que la propagande pour les prochaines élections de 2023 est bien partie. Qui a fait sauter les machines ? Suivez mon regard…


