Nationalisme !

Le pays a perdu un de ses vrais nationalistes en la personne du Professeur James Ratsima, bien connu en tant qu’économiste et politicien. Que cette perte ne serait pas un désespoir de la lutte pour l’indépendance complète, mais un regain d’espoir qui va changer l’image terne de la Nation sous l’emprise de la France. James Ratsima était un homme direct, qui ne mâche pas ses mots sur ce qui ne va pas dans les affaires nationales. Il a voulu, de son vivant, voir un pays prospère et un peuple heureux. Dommage ! Il est parti, déçu de la situation actuelle, mais heureux, auprès de Dieu. Qu’il repose en paix !

Différent du patriotisme sentimental, le nationalisme a mis en place la Nation. C’est à partir de cette base que les unités, politique et nationale, prennent place. Il est devenu un projet politique qui vise l’indépendance sur toutes ses formes en vue de développer le pays. Feu James Ratsima était de son vivant, l’un des militants pour la restitution des Iles Eparses. Il n’a pas réussi, car le Grand dirigeant a déjà contracté une autre clause avec la France.

Le nationalisme est contre l’emprise du pays colonisateur, comme la France. La lutte a débuté depuis 1896. L’indépendance prononcée en 1960 n’est qu’un vain mot, qui a pour objectif d’exploiter de nouveau les richesses du pays. Et 2022, un Conseil financier est à la tête de la Présidence. Notre or et autres richesses partent à l’étranger, et le pays s’endette sous les ordres de la France pour des projets-bidons. C’est le Grand dirigeant, en tant que dictateur, qui trouve ses avantages personnels dans toutes les tractations avec ses potes « béni oui-oui »

Cette année sera l’année des aberrations au niveau de la Gouvernance. Vous allez voir, on va rigoler. On annonce que des élections démocratiques que tout le monde pourrait se présenter aux présidentielles. Une dictature n’accepterait pas cela, il y aurait toujours des moyens pour des éliminations physiques ou morales quelque part. Le Grand dirigeant voudrait au moins d’autres mandats à la tête du pays où préfèrerait partir vers d’autres cieux.

La situation actuelle démontre la faiblesse du pouvoir où rien ne va plus. Outre la pandémie, la population ne vit plus et ne rit plus. La joie de vivre se perd sur les visages attristés par la pauvreté et la cherté de la vie. Tandis que de l’autre côté d’Atsimodrano, plus exactement à Iavoloha, c’est la belle vie… La définition du Nationalisme devrait être enseignée à l’école.

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